Orientation Québec

Comment trouver un emploi au Québec à partir de la France ?

Le 22 décembre, 2016, par Frédéric Piot ,

Comment trouver un emploi au Québec quand on est en France ?

De plus en plus de français se demandent comment trouver un emploi au Québec, alors qu’ils sont encore en France et qu’ils envisagent de changer de vie en venant s’installer au Canada.

Statistiques de l'emploi au Québec
L’immigration française au Québec n’a jamais été aussi importante.

Chaque année et alors que le gouvernement du Québec ouvre 5000 visas de travail à des Français, ces derniers sont attribués en quelques semaines, parfois en quelques jours, tant la demande est important et l’intérêt grandissant à pouvoir venir travailler au Québec et au Canada et de nombreux français se posent la question de savoir comment travailler au Canada. À cet égard on peut relever quelques chiffres intéressants : 120 000 français seraient installés au Québec (chiffre non vérifié, Consulat général de France, 2013) et dont 90% seraient établis en particulier dans la grande région de Montréal. De plus, le tableau ci-après (MIDI, 2015) recense l’immigration au Québec selon les 15 principaux pays de naissance, la France figurant en 3e place.

Pourtant, tenter de séduire un employeur à distance n’est pas une chose aisée. Néanmoins et à l’heure ou les échanges n’ont jamais été aussi nombreux, cela est de plus en plus accessible.

Encore faudrait-il y penser, s’y préparer et oser !

1re étape : y penser revient à questionner sa véritable motivation à vouloir entreprendre un aussi grand changement,  qui implique une  large réorganisation de sa vie et qui peut tout autant impacter ses proches, quand, par exemple, on est marié et/ou parent.  À cette étape, il s’agit donc de prendre le temps de sérieusement peser les pour et les contres et si possible, profiter de congés annuels pour venir découvrir la « belle province » afin de se faire une idée plus précise. Il n’est pas encore temps de faire une recherche d’emploi au Québec mais davantage de découvrir un monde et une culture susceptible de nous plaire, au point de venir, par la suite, éventuellement s’installer sur cette nouvelle terre d’accueil.

Contrairement à une immigration de type « sud-nord » ou le retour au pays d’origine est difficilement envisageable (instabilité politique, fragilité économique), l’option du retour pour les immigrants provenant de la France est rarement exclue sans être pour autant synonyme d’échec (Papinot, Leher, Vilbrod, 2012). Dans ces conditions, venir vivre travailler au Québec représente rarement une option définitive pour des français qui cherchent avant tout l’opportunité de vivre une expérience humaine riche car nouvelle et qui les sorte de leur réalité économique qui est bien souvent difficile. De plus, il est avéré que bien souvent, les français qui travaillent au Québec s’en sortent, en général, plutôt mieux que les québécois eux-mêmes !  Encore là, quelques chiffres traduisent bien cette réalité : les revenus moyen (37 371 $) et médian (29 002 $) de la population  immigrée provenant de la France étaient, en 2006, plus élevés que ceux de l’ensemble de la population québécoise (32 074 $ et 24 430 $ respectivement).  De plus, les français (tout comme les nouveaux arrivants au Québec) sont majoritairement plus diplômés que les québécois.

En outre, le Québec connaît une réelle pénurie de main d’oeuvre qualifiée !

À cet égard, la fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ, 2010) confirme qu’à partir de 2013, « le nombre de personnes ayant quitté le marché du travail, principalement pour la retraite, a été, pour la 1re fois, supérieur au nombre de personnes qui intégrèrent la population active » (p.3).

Dans ces conditions, nombreux en viennent à se demander s’ils ne pourraient pas davantage « tirer leur épingle du jeu » au Québec qu’en France.  C’est là qu’intervient alors la seconde étape (cruciale) : la préparation.

Comment travailler au Québec

Le 1er élément à prendre ici en considération et d’ordre plutôt culturel.  Alors que les employeurs québécois nourrissent, en général, un apriori très favorable à l’égard des français (ils leurs reconnaissent volontiers de grandes compétences sur la plan technique et littéraire), autant ils ont besoin de rencontrer une personne (en face à face ou éventuellement via skype) afin de mieux la cerner sur le plan de sa personnalité ! C’est un élément essentiel.

Au delà des diplômes, des qualifications et des expériences, les employeurs québécois sont très sensibles à cet aspect. Pourquoi ? Par ce que c’est en scrutant une personnalité qu’ils parviennent à se rassurer quant au fait que la personne sera en mesure de s’intégrer et de rester (tant dans l’entreprise qu’au Québec). Voilà un second point important : le questionnement d’un employeur québécois par rapport au fait de savoir si un candidat français compte rester au Québec !

Il existe de nombreux codes et aspects liés à la culture québécoise du travail ainsi qu’aux normes de flexibilité du travail qu’il est essentiel pour un candidat français au travail au Québec de bien connaître et maîtriser. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est possible d’en connaître les principales avant même d’être sur place, une fois son visa en poche !

À cet égard, il apparaît clairement que les français (tout comme les nouveaux arrivants au Québec en général) ont une faible connaissance du marché du travail québécois et seraient insuffisamment préparés à l’égard de leur recherche d’emploi.

Ce constant est d’autant plus regrettable qu’il existe un grand nombre de références et de ressources (notamment accessibles sur internet) qui ont pour vocation précisément d’aider les français à intégrer rapidement et surtout efficacement (donc durablement) le marché du travail québécois !

Parmi toutes ces ressources disponibles, il est existe une qui, selon moi, est essentielle : avoir recours à un conseiller d’orientation à Montréal.

Il s’agit alors de la 3e étape : oser faire appel à cet expert du marché du travail et alors que vous êtes toujours en France à préparer votre recherche d’emploi au Québec. Pratique quand on en est encore à un stade préliminaire et qu’on songe simplement à regarder du côté du Québec pour voir s’il n’y aurait des possibilités de travail plus intéressantes qu’on France !

Recourir à un conseiller d’orientation quand on est encore en France et qu’on se questionne sur comment trouver un emploi au Québec représente une stratégie qui peut s’avérer fort efficace tant elle permet d’avoir accès à des informations riches, contextualisées et qui aident à avancer dans sa réflexion puis, ultimement, à prendre une décision.

Dans ce cadre, un conseiller d’orientation doit être à la fois un informateur (sur les règles, les normes, les procédures régissant notamment les professions, les études, les organisation et plus largement le marché du travail québécois) mais aussi un guide et un accompagnateur pragmatique et concret dans ses recommandations.

Étant moi-même français et conseiller d’orientation au Québec, je connais bien le processus de recherche d’emploi au Québec à la fois depuis la France et une fois installé sur place.

En effet, et après avoir occupé différents emplois (vente, informatique) en France et au Québec, j’ai moi-même entreprise un retour aux études (5 ans) afin d’exercer aujourd’hui cette profession de conseiller d’orientation, en particulier (et de plus en plus) auprès de français qui préparent actuellement leur recherche d’emploi au Québec et alors qu’ils sont  en France.

Grâce à des rencontres régulières via Skype et la possibilité pour eux de passer des tests psychométriques à distance (via un site professionnel que je met à leur disposition), il devient possible d’élaborer conjointement leur projet professionnel au Québec.  Mon expérience dans ce domaine m’amène d’ailleurs à constater qu’ils ont souvent besoin de réaliser un court bilan professionnel puis d’explorer plus en détail les éléments de leur personnalités au travail ainsi que leurs intérêts professionnels car, dans bon nombre de cas, l’installation au Québec est synonyme de réorientation professionnelle pour eux.

Aujourd’hui, j’exerce ma profession de conseiller d’orientation de plusieurs manières :

1° au sein d’une firme-conseil en ressources humaines ou j’accompagne, pour le compte du gouvernement du Québec, des adultes éloignés du marché du travail (en particulier des nouveaux arrivants)  dans leur processus d’insertion/réinsertion sur le marché du travail.

2° en pratique privée où je me concentre davantage sur le développement de carrière (avec des interventions de coaching) auprès de personnes (y compris immigrantes) qui souhaitent se développer sur le plan professionnel et préparer leur recherche d’emploi depuis  la France.

3°  ponctuellement au sein de la clinique carrière de l’UQAM qui offre des services d’orientation professionnelle à toute personne adulte et extérieure à l’université (dans ce contexte, j’accompagne en particulier des nouveaux arrivants qui souhaitent entreprendre un retour aux études et qui cherchent à se faire partiellement reconnaître leurs diplômes obtenus à l’étranger).

Par ailleurs, j’entreprends depuis 2015 un Ph. D.  (doctorat)  en Éducation à l’UQAM avec pour projet d’élaborer et d’évaluer un programme original d’accompagnement en orientation et qui est destiné à des adultes qui sont confrontés à une impasse sur le plan professionnel.

Comme d’autres français l’ont déjà fait depuis la France en faisant appel à mes services, n’hésitez pas à me contacter, dés à présent et  grâce à mon service de consultation en ligne ou il me sera alors concrètement possible de vous informer et de vous aider.

Pour en savoir plus sur la profession de conseiller d’orientation au Québec et qui est très réglementée, vous pouvez visiter le site de l’ordre professionnel des conseillers d’orientation.

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