Orientation Québec

Travailler au Québec : pour une immigration réussie et non subie !

Le 24 novembre, 2016, par Frédéric Piot ,

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Bien que le Canada et en particulier le Québec soit de plus en plus une terre d’immigration (51 000 immigrants reçus au Québec en 2015), il apparaît qu’une proportion importante parmi les « nouveaux arrivants » (c’est ainsi que sont qualifiés les immigrants de moins de 5 ans au Québec)  occupe des emplois qui sont largement sous-qualifiés comparativement à ceux qu’ils occupaient dans leur pays d’origine. À cet égard, près d’un travailleur immigrant sur deux âgé de 25 à 54 ans se trouvait en situation de surqualification en 2012, contre 29,7% pour le reste de la population  (MICC, 2013), tandis que, plus largement, le taux de chômage des immigrants était, en 2006, de 11,2% de la population active, contre 5,2% pour les natifs (Boulet et al., 2010).

Face à ces chiffres, il apparaît donc que travailler au Québec s’apparente volontiers à un parcours complexe et pour lequel il est avantageux de bien en connaître les codes et les règles.

En fait, Girard, Smith et Renaud, (2008), résument la situation ainsi : « plus le statut économique avant l’immigration est élevé, plus les chances sont faibles de retrouver ce statut une fois au Québec ! » (p.795) puisqu’il faut attendre près de 10 ans pour que 75% des immigrants sondés affirment occuper un poste égal ou supérieur à celui occupé dans le pays d’origine !

Soyons clairs : il semble que les employeurs québécois aient tendance à généraliser les caractéristiques des immigrants, considérant leur expérience de travail et leur éducation de qualité inférieure à celles acquises au Canada » (Girard, Smith et Renaud, 2008)

De plus, il apparaît que ce constat s’impose partiellement aussi aux immigrants français (qui demeurent les 1ers en nombre à venir s’installer dans la « belle province ») et qui sont nombreux à se questionner quant au fait de venir travailler au Canada et au Québec. En effet et tandis qu’on pourrait croire, spontanément, que les choses sont plus faciles sur le plan de leur insertion socio professionnelle tant les diplômes et les expériences devraient se valoir d’une rive à l’autre de l’océan et cela dans un contexte historique ou les deux nations n’ont cessé de tisser des liens entre elles depuis le 18e siècle, pourtant à y regarder de plus près, la réalité semble se nuancer quelque peu.

Bien que les chiffres soient plus rares pour cette communauté, il apparaît néanmoins clairement  que  les immigrants provenant de la France seraient, parmi les différentes communautés d’immigrants qualifiés s’installant au Québec, ceux qui, en proportion, sont les plus nombreux à repartir dans leur pays d’origine après quelques années passées au Québec ! En moyenne, 50% quitteraient la province après 8 ans (Linquette, 2008). La relative déception sur le plan professionnel chez certains représente certainement une bonne part de l’explication qu’on peut en avoir.

Parallèlement, nombreux sont ceux qui doivent, comme on l’a vu et pour acquérir une première expérience professionnelle au Québec, acceptent des emplois situés en dessous de leur qualification (ou équivalents, mais sur une base temporaire), avec le risque avéré que cette situation de relative précarité ne finisse par s’installer et sans qu’il ne leur soit vraiment possible de retrouver un emploi équivalent à celui qu’ils occupaient avant leur départ.  Parmi les nombreuses explications possibles à ce constat et au-delà du fait que les nouveaux arrivants auraient une certaine « difficulté à s’adapter à la flexibilité d’emploi comme norme du marché du travail nord-américain » (Papinot, Leher, Vilbrod, 2012, p.343), il apparaît que ces derniers auraient une faible connaissance du marché du travail québécois et seraient insuffisamment préparés à l’égard de leur recherche d’emploi. Il semble que cela soit d’autant plus vrai que bien souvent, et lors de leur processus d’immigration, la question de leur employabilité dans le pays d’accueil ne soit pas une préoccupation prioritaire pour eux. Privilégiant d’abord la satisfaction de leur besoin de sécurité (cela est d’autant plus le cas pour des immigrants en provenance de pays politiquement instables), ce n’est qu’une fois installé qu’ils se tournent alors vers leur insertion socio professionnelle.

Ce constant est d’autant plus regrettable qu’il existe un grand nombre de références et de ressources (notamment accessibles sur internet) qui ont pour vocation précisément d’aider les immigrants à intégrer rapidement et surtout efficacement (donc durablement) le marché du travail québécois.  Enfin, tels sont leurs slogans !

Il existe une option qui pèse de tout son poids dans cette constellation d’informations et de ressources disponibles : consulter un conseiller d’orientation !

En effet et contrairement au rôle éducatif (dans le milieu scolaire) qui lui est volontiers dévolu en France et dans une majorité de pays francophones, au Québec ce professionnel, membre d’un ordre et après cinq années d’études universitaires, a pour mission d’accompagner toute personne dans son  développement professionnel et cela  tout au long de sa vie. En fait, les conseillers d’orientation au Québec sont largement reconnus par la population et les institutions. On les retrouve ainsi dans les écoles, les universités, les institutions gouvernementales, mais aussi dans  les grandes entreprises, les cabinets de conseil en ressources humaines ainsi qu’en profession libérale (on parle alors de pratique privée) ou ils interviennent davantage comme des « psychologues du travail » (le titre de psychologue est réservé au Québec). Par ailleurs, ils sont habilités à exercer la psychothérapie.

Les conseillers d’orientation ont donc de larges responsabilités et qui visent à aider les individus à faire face aux nombreuses ruptures et transitions de carrière qui jalonnent désormais leurs parcours professionnels. À cet égard, les notions de transition et de réorientation de carrière s’appliquent particulièrement aux immigrants qui sont bien souvent amenés à envisager une nouvelle carrière  (et qui passe alors par un retour aux études) lorsqu’ils s’installent au Québec.

En effet, dans un contexte de marché du travail ou de nombreux métiers et formations apparaissent tandis que d’autres disparaissent (Vondracek et Porfeli ,2004) et/ou justement les retours aux études (Guichard, 2003) et les transitions entre les emplois se multiplient (Michaud, 2006), il apparaît que les décisions prises par les individus sur le plan professionnel doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie, en particulier quand il faut intégrer de multiples informations sur les spécificités propres au marché de l’emploi et du travail québécois. Tout cela requiert du travail, de la préparation ainsi qu’un accès privilégié à des informations ciblées qui tiennent compte de la spécificité de chacun.  C’est donc dans cette quête qu’être accompagné par un conseiller d’orientation devient particulièrement  pertinent.

C’est dans ce contexte que je m’inscris puisqu’à la suite de mon immigration au Québec, en 2005, et après plusieurs années passées à occuper des emplois en gestion, en ventes et comme chef d’entreprise (en France, à Paris, en province puis à Montréal), je me suis moi-même réorienté en devenant conseiller d’orientation.

Aujourd’hui j’exerce cette profession de 3 manières :

1° au sein d’une importante firme-conseil en ressources humaines ou j’accompagne, pour le compte du gouvernement du Québec, des adultes éloignés du marché du travail (en particulier des nouveaux arrivants)  dans leur processus d’insertion/réinsertion sur le marché du travail.

2° en pratique privée où je me concentre davantage sur le développement de carrière (avec des interventions de coaching) auprès de personnes (y compris immigrantes) qui souhaitent se développer sur le plan professionnel.

3°  ponctuellement au sein de la clinique carrière de l’UQAM qui offre des services d’orientation professionnelle à toute personne adulte et extérieure à l’Université (dans ce contexte, j’accompagne en particulier des nouveaux arrivants qui souhaitent entreprendre un retour aux études et qui cherchent à se faire partiellement reconnaître leurs diplômes obtenus à l’étranger).

Par ailleurs, j’entreprends depuis 2015 un Ph. D.  (doctorat)  en Éducation à l’UQAM avec pour projet d’élaborer (à partir de nouvelles approches) et d’évaluer un programme original d’accompagnement en orientation et qui est destiné à des adultes qui sont confrontés à une impasse sur le plan professionnel.

Finalement, je serai heureux de pouvoir vous faire bénéficier de ma double expérience professionnelle, Française et Québécoise, ainsi que double compétence à la fois en administration des affaires et en orientation.

N’attendez pas d’être installé au Québec pour entamer votre démarche d’insertion professionnelle québécoise !

Comme d’autres immigrants l’ont déjà fait en faisant appel à mes services, n’hésitez pas à me contacter, dés à présent et  grâce à mon service de consultation en ligne ou il me sera alors concrètement possible de vous informer et de vous aider comme si nous étions déjà ensemble.

 

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