Catégorie : Nouvelles
Venez prendre connaissance de ce que j’ai à vous partager en temps qu’orienteur professionnel à Laval pour vous aider dans votre carrière ou votre orientation.
Notez que vous pouvez retrouver ces billets, en version résumée, sur le site d’ORIENTACTION et à l’adresse suivante : http://orientaction.ca/billets-de-frederic-piot/
L’indécision face au choix de carrière
Vous êtes indécis face à une décision scolaire ou professionnel à prendre ? L’article qui suit présente quelques réflexions au sujet de l’indécision face aux choix de carrière.
L’indécision face au choix de carrière
L’indécision face au choix de carrière est un phénomène courant, et plusieurs facteurs psychologiques, sociaux et économiques peuvent l’expliquer. Voici une analyse des raisons pour lesquelles tant de personnes se sentent indécises :
La peur de l’échec et de l’erreur
Beaucoup de jeunes et d’adultes ressentent une pression intense à faire le « bon » choix, car ils perçoivent l’orientation scolaire et professionnelle comme un engagement à long terme. L’idée et la perspective de choisir une mauvaise voie peut entraîner des années de frustration et une anxiété paralysante. Ils craignent de se tromper et de regretter leur décision, ce qui alimente l’indécision.
Le manque de connaissance de soi
À l’adolescence, mais aussi à l’âge adulte, de nombreuses personnes n’ont pas encore une compréhension claire de leurs compétences, de leurs centres d’intérêt, de leurs valeurs ou de leur personnalité. Cette méconnaissance de soi rend difficile de faire un choix d’orientation qui semble en adéquation avec qui elles sont vraiment.
L’abondance de choix
Le monde moderne offre une multitude d’options d’études et de carrières, beaucoup plus qu’il y a quelques décennies. Cette « surcharge de choix« (on parle de paradoxe du choix) peut créer une confusion et un sentiment de désorientation. Lorsqu’il y a trop d’options, il devient difficile de se concentrer sur une seule voie et de l’envisager sérieusement.
Les attentes sociales et familiales
Les attentes des parents, de la société, et des pairs peuvent influencer ou compliquer le processus décisionnel. Si un individu se sent poussé vers une carrière par ses parents ou la pression sociale, il peut ressentir un conflit interne entre ses propres désirs et les attentes extérieures (qu’il croit être siennes). Cela crée une tension entre ce que l’on veut réellement et ce que l’on pense devoir faire.
La peur de l’inconnu
Prendre une décision d’orientation, que ce soit scolaire ou professionnelle, implique souvent de faire face à l’inconnu, donc au risque. Beaucoup ont peur de ne pas être capables de s’adapter à un nouvel environnement, que ce soit à l’université, dans une formation ou sur le marché du travail. Cette incertitude crée un blocage, car l’avenir semble imprévisible et incontrôlable.
Les influences culturelles et sociétales
Dans certaines cultures, certaines carrières ou formations sont survalorisées, tandis que d’autres sont dévalorisées. Cela peut entraîner une indécision chez ceux qui s’intéressent à des carrières non traditionnelles ou peu valorisées dans leur milieu. De plus, la culture de la performance et de la réussite individuelle renforce l’idée que tout doit être parfait dès le départ, ce qui augmente ainsi la pression.
Le manque d’information ou une information peu claire et/ou contradictoire
Il arrive que des individus ne disposent pas d’informations suffisantes sur les différentes options qui s’offrent à eux. Parfois, les informations obtenues peuvent être ambiguës, contradictoires, ou les conseils reçus sont différents d’une source à l’autre, ce qui alimente la confusion et l’hésitation.
Le perfectionnisme
Certaines personnes ont une tendance perfectionniste qui les pousse à chercher le choix « parfait ». Elles ne veulent pas se contenter d’une option qui leur semble imparfaite ou qui ne correspond pas parfaitement à toutes leurs attentes. Ce désir de perfection conduit souvent à une paralysie décisionnelle.
Les pressions économiques
Le marché du travail est de plus en plus incertain, et les conditions économiques peuvent rendre l’orientation plus stressante. Beaucoup sont préoccupés par la stabilité financière, les débouchés ou les perspectives d’emploi dans certaines filières. Le choix devient alors une question de sécurité plutôt qu’une question de passion, d’intérêt, voire d’adéquation avec soi.
L’indécision face à un choix de carrière complique le travail des conseillers en orientation
Les conseillers en orientation peuvent avoir des difficultés à plusieurs niveaux :
Anxiété accrue et stress dans son indécision face à un choix de carrière
L’indécision face aux choix de carrière est fréquemment liée à un haut niveau d’anxiété chez les individus. Les conseillers doivent donc d’abord les aider à gérer cette anxiété, ce qui peut retarder les discussions sur le choix de carrière proprement dit et créer des attentes accrues à leur égard. L’accompagnement devient un processus plus long et exige des stratégies pour atténuer cette anxiété.
Manque de clarté sur les objectifs personnels
L’indécision face aux choix de carrière peut être liée à une mauvaise formation de l’identité ou un manque de direction personnelle. Les conseillers doivent alors aider les individus à clarifier leurs valeurs et priorités avant de pouvoir avancer dans le processus de décision.
Procrastination des choix importants dans son indécision face à un choix de carrière
L’indécision face aux choix de carrière peut mener à la procrastination, où les individus reportent constamment leurs décisions importantes. Cela nécessite des interventions répétées de la part des conseillers, pour encourager la prise de décision progressive.
Afin d’appréhender cette notion d’indécision face aux choix de carrière, imaginons qu’une personne, appelons-la, Léa, est en train de naviguer sur une rivière agitée avec un canoë. La rivière symbolise son parcours d’orientation scolaire et professionnelle, ponctué de moments de doute, de pressions sociales, de peurs liées à l’échec, et d’incertitudes quant à l’avenir.
La métaphore de la rivière et l’indécision face au choix de carrière
La lutte contre le courant
Au début, Léa rame de toutes ses forces pour tenter d’éviter les rapides et de contrôler la direction du courant. À chaque embûche (peur, jugement de soi, attentes familiales), elle essaie de ramer plus fort pour éloigner ses peurs et suivre un chemin « sans risques ». Elle lutte contre le courant, dépensant une énergie considérable, mais n’arrive qu’à se fatiguer davantage sans progresser dans la direction souhaitée. Cette lutte représente ses efforts constants pour contrôler ses émotions et pensées inconfortables : elle pense que si elle arrive à les éliminer ou à les dominer, elle pourra faire le choix « parfait » et éviter toute forme d’échec ou de déception.
L’acceptation du courant et l’orientation
La métaphore de l’Approche d’acceptation et d’engagement propose que, plutôt que de lutter sans fin contre le courant, Léa pourrait accepter le courant tout en ajustant sa direction. Cela signifie qu’elle apprend à accepter la présence des émotions et des pensées inconfortables comme des éléments naturels de son parcours d’orientation. Au lieu de tenter d’éviter ses peurs ou de confirmer ses choix aux attentes externes, elle les reconnaît et les accepte comme faisant partie de l’expérience.
En acceptant le courant, Léa se rend compte que ses doutes et ses peurs ne l’empêchent pas de diriger son canoë. Elle peut toujours orienter son embarcation vers les rivages qu’elle souhaite explorer, en prenant soin de choisir des directions en accord avec ses valeurs profondes et ses aspirations. La lutte, qui n’aboutissait qu’à de la fatigue et de la frustration, se transforme alors en une démarche d’acceptation et de navigation en conscience.
Conclusion : naviguer dans son indécision face aux choix de carrière avec le flot de la rivière
La métaphore de la rivière agitée montre ainsi que lutter contre ses peurs et ses doutes en orientation ne fait que drainer l’énergie et créer plus de confusion. En acceptant ces émotions, Léa développe une flexibilité psychologique qui lui permet de naviguer son parcours avec plus de sérénité, en s’orientant non pas pour éviter les difficultés, mais pour avancer vers ses objectifs personnels. Cette acceptation devient ainsi un moyen de laisser de la place aux pensées inconfortables tout en restant dirigée vers ce qui compte réellement pour elle.
Frédéric Piot, conseiller en orientation et orienteur professionnel à Montréal et en ligne peut vous aider à sortir de votre indécision face au choix de carrière
Conseiller en orientation en pratiquée privée, Frédéric Piot offre ses services d’orienteur professionnel dans les Laurentides et en ligne. En plus, il est chargé de cours (UQAM) et formateur en milieu de travail.
Sur le plan académique, Frédéric Piot a complété un doctorat (UQAM, 2022) portant sur l’élaboration et l’évaluation d’un programme de counseling de carrière (programme OREKA) fondé sur l’approche d’acceptation et d’engagement (ACT). Aujourd’hui, les formations qu’il offre en milieu de travail et à distance sont destinées aux intervenants du counseling de carrière. Dans ce cadre, il est l’auteur du programme EXPLORA qui représente une démarche guidée de counseling de carrière fondée sur l’ACT et destiné aux personnes en transition de carrière.
N’hésitez pas à me contacter !
Marché de l’emploi et orientation professionnelle à Blainville dans les Laurentides
Vous résidez au Québec et vous souhaitez vous informer sur le marché de l’emploi et de l’orientation professionnelle à Blainville dans les Laurentides ? L’article qui suit pourrait vous apporter quelques réponses à ce sujet.
Marché de l’emploi et orientation professionnelle à Blainville dans les Laurentides
Marché de l’emploi à Blainville, Laurentides
Située dans les Laurentides au Québec, Blainville est une ville compte environ 60 000 habitants. Elle fait partie de la MRC Sainte-Thérèse de Blainville et se distingue par son dynamisme en matière économique. Le marché de l’emploi à Blainville dans les Laurentides y est aussi varié. On y trouve près de 2000 entreprises (Portrait statistique – Ville de Blainville (cmm.qc.ca)) et la majorité des emplois se concentre dans les domaines du commerce de détail, du secteur manufacturier et des services professionnels. On trouve aussi en bonne position les entreprises du secteur de la construction. Le taux de chômage à Blainville est le plus faible des Laurentides (6.5%). Aussi, Blainville est la ville des Laurentides ou le nombre de personnes vivant sous la mesure de faible revenu est le plus faible (6.8%).
Marché de l’orientation professionnelle à Blainville, Laurentides
Sur le plan éducatif, Blainville est la ville des Laurentides où on y trouve la plus faible proportion de personnes sans diplômes (9.9%) (Portrait_MRC_TDB_2023.pdf (gouv.qc.ca). Aussi, ce sont davantage les hommes que les femmes qui sont le plus concernées.
Le tiers des habitants de Blainville possède un diplôme universitaire qui est inférieur au Baccalauréat. Aussi, la proportion d’élèves qui complètent leur secondaire est aussi la plus élevée des Laurentides. On retrouve à Blainville plusieurs écoles secondaires, dont l’école Henri Dunant, l’école de la Seigneurerie, l’école Notre Dame de l’Assomption, l’école Plateau Saint-Louis, l’école Pierre Elliot Trudeau, l’école Lucille Teasdale. Sur le plan collégial, on y trouve le CÉGEP Lionelx-Groux et le CEGEP de Saint-Jérôme qui n’est pas très loin.
Les conseillers en orientation à Blainville, Laurentides
Présents dans les écoles secondaires et les CEGEP, les conseillers en orientation de Blainville dans les Laurentides, également appelés orienteurs ou orienteurs professionnels, jouent un rôle important auprès aux individus tout au long de leur orientation et leur parcours scolaire et professionnel. Leur mission principale est d’aider leurs clients à faire des choix éclairés concernant leur carrière et leur scolarité.
Les conseillers en orientation ou orienteurs offrent plusieurs services à Blainville :
- Conseil en Carrière : Les conseillers en orientation aident les individus à identifier leurs intérêts, compétences et valeurs pour choisir des carrières adaptées. Ils fournissent des informations sur les options de formation et le marché de l’emploi à Blainville, Laurentides par exemple.
- Planification de Carrière : Ils aident à élaborer des plans de carrière, y compris la définition des objectifs professionnels à court et à long terme.
- Support dans la Recherche d’Emploi : Les conseillers en orientation de Blainville offrent aussi des conseils sur la rédaction de CV, la préparation aux entretiens et les techniques de recherche d’emploi. Ils aident les personnes à mieux connaitre le marché de l’emploi à Blainville dans les Laurentides par exemple.
Les conseillers en orientation sont donc essentiels pour guider les individus dans la gestion de leur parcours éducatif et professionnel à Blainville, Laurentides par exemple, en offrant des conseils personnalisés et un soutien stratégique.
Frédéric Piot, conseiller en orientation et orienteur à Blainville dans les Laurentides
Blainville, au cœur des Laurentides, est une ville en pleine croissance offrant de nombreuses opportunités en matière d’emploi et d’éducation. Dans ce contexte dynamique, les conseillers en orientation jouent un rôle essentiel en guidant les individus vers des choix de carrière éclairés et en facilitant leur insertion professionnelle sur le marché de l’emploi.
Conseiller en orientation en pratiquée privée, Frédéric Piot offre ses services d’orienteur professionnel à Blainville dans les Laurentides à son bureau ou en ligne. Par ailleurs, il est chargé de cours (UQAM) et formateur en milieu de travail.
N’hésitez pas à me contacter pour être guidé sur le marché de l’emploi et l’orientation professionnelle à Blainville dans les Laurentides !
Les conseillers en orientation réduisent l’indécision des étudiants du CEGEP
Cet article met en lumière comment les conseillers en orientation réduisent l’indécision des étudiants du CÉGEP.
Les conseillers en orientation réduisent l’indécision des étudiants du CÉGEP
De nombreux étudiants du CÉGEP vivent de l’indécision. Pouvoir les accompagner adéquatement dans leur orientation scolaire et professionnelle représente une étape déterminante dans leur vie de futur adulte sur le marché de l’emploi. À Blainville, dans les Laurentides comme partout au Québec, les conseillers en orientation jouent un rôle essentiel pour aider les jeunes à réduire leur indécision face au choix de carrière. Ils les aident à se construire un avenir professionnel épanouissant. Cet article propose de faire un tour d’horizon du métier de conseiller en orientation et propose des pistes d’intervention pour réduire l’indécision des étudiants du CÉGEP au Québec.
Les conseillers en orientation aident les étudiants du CÉGEP
Mission et Rôle du Conseiller en Orientation à Blainville
Un conseiller en orientation, aussi appelé orienteur, joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des étudiants du CÉGEP qui sont indécis face au choix de carrière alors qu’ils se trouvent à un carrefour décisif de leur vie. La mission du conseiller en orientation à Blainville, dans les Laurentides comme partout au Québec, consiste à aider étudiants du CÉGEP à clarifier leurs objectifs, à mieux cerner leur personnalité ainsi qu’à mieux connaître leurs qualités, leurs forces et leurs intérêts. L’objectif est de leur permettre de prendre des décisions éclairées quant à leur avenir scolaire et professionnel. Le conseiller en orientation ne se contente pas de proposer des métiers ou des programmes d’études, il travaille également sur la dimension psychologique et émotionnelle qui sont liés aux choix de carrière, en tenant aussi compte des aptitudes de l’étudiant. Ce faisant, les conseillers en orientation réduisent l’indécision des étudiants du CÉGEP.
Les conseillers en orientation au Québec sont membres de l’Ordre des conseillers et conseillères d’orientation du Québec (OCCOQ), ce qui garantit un service professionnel et éthique. Ils sont formés pour intervenir à différents moments de la vie d’une personne, notamment auprès d’étudiants du CÉGEP dans leur indécision face aux choix de carrière et lors des transitions scolaires ou professionnelles. À Blainville dans les Laurentides, les conseillers en orientation ou orienteur sont particulièrement bien placés pour comprendre les défis et opportunités spécifiques à la région.
L’indécision face aux choix de carrière des étudiants du CÉGEP
Qu’est-ce que l’Indécision face au choix de carrière
L’indécision face au choix de carrière est un phénomène fréquent chez les étudiants du CÉGEP où l’obligation de faire un choix d’étude peut générer du stress, une pression importante, voire de l’anxiété. L’indécision face au choix de carrière désigne la difficulté à prendre une décision quant à la carrière à suivre ou aux études à entreprendre. L’indécision peut être temporaire, liée à un manque d’information, ou plus profonde, enracinée dans des peurs et des doutes sur ses capacités ou ses aspirations.
Les Conséquences psychologiques de l’indécision face aux choix de carrière
Les effets de l’indécision face aux choix de carrière ne sont pas à sous-estimer. Elle peut mener à des sentiments de frustration, d’anxiété, de détresse et parfois même de dépression. Le manque de clarté sur son avenir peut également affecter la motivation scolaire et l’estime de soi. À long terme, une indécision non résolue peut retarder l’entrée dans le marché du travail ou mener à des choix de carrière insatisfaisants.
C’est ici que l’intervention d’un conseiller en orientation à Blainville ou partout au Québec devient essentielle. Grâce à une approche structurée et bienveillante, il peut aider l’étudiant du CÉGEP à identifier les causes de son indécision face à son choix de carrière, à explorer des pistes concrètes de programmes d’études et de métiers qui lui conviendraient. En ce sens, il l’aide à réduire son indécision face au choix de carrière.
L’éducation à Blainville, Québec
Un Aperçu des possibilités à Blainville dans les Laurentides
Blainville, une ville située dans les Basses-Laurentides, offre un cadre éducatif favorable aux étudiants. À proximité, on y trouve les CÉGEP Lionel-Groulx situé à Sainte-Thérèse et celui de Saint-Jérôme. Ces institutions proposent un large éventail de programmes techniques et préuniversitaires qui peuvent correspondre aux aspirations variées des étudiants et les aider à sortir de leur indécision face aux choix de carrière.
Les conseillers en orientation à Blainville dans les Laurentides
À Blainville, il existe également des conseillers en orientation qui peuvent accompagner et aider les étudiants du CÉGEP à réduire leur indécision face aux choix de carrière.
Accompagner un étudiant du CÉGEP indécis face aux choix de carrière
Étape 1 : Évaluation Initiale de l’étudiant
Le processus débute généralement par une évaluation initiale où le conseiller en orientation rencontre l’étudiant pour discuter de ses préoccupations, de ses intérêts, de ses attentes et de ses objectifs. Cette étape permet de cerner les sources de l’indécision face au choix de carrière et d’identifier les domaines dans lesquels l’étudiant du CÉGEP pourrait avoir besoin de plus de clarté ou d’informations.
Étape 2 : Exploration des Options
Ensuite, le conseiller en orientation aide l’étudiant du CÉGEP à explorer différentes options de carrière et de programmes d’études au CÉGEP ou à l’Université. Cela peut inclure pour l’étudiant la passation de tests psychométriques de personnalité, d’intérêts professionnels, d’aptitudes ou encore des discussions sur les valeurs personnelles, ou l’examen de différents programmes d’études offerts dans les cégeps environnants. À Blainville, dans les Laurentides, le conseiller en orientation peut également recommander des stages ou des expériences de travail pour permettre à l’étudiant du CÉGEP indécis face son choix de carrière de mieux comprendre les réalités du marché de l’emploi.
Étape 3 : Prise de Décision et Planification
Une fois que l’étudiant du CÉGEP a une meilleure idée des options qui lui correspondent, le conseiller en orientation à Blainville, dans les Laurentides comme partout au Québec l’aide à prendre une décision éclairée. Cette étape inclut souvent la création d’un plan d’action détaillé, qui peut comprendre l’inscription à des programmes spécifiques, la préparation de dossiers de candidature, ou encore le développement de compétences particulières pour maximiser les chances de succès dans la voie choisie.
Étape 4 : Suivi et Soutien Continu
Le rôle du conseiller en orientation à Blainville dans les Laurentides ne s’arrête pas à la prise de décision. Un suivi régulier est crucial pour s’assurer que l’étudiant reste motivé et satisfait de son choix. Le conseiller peut offrir un soutien continu, ajuster les plans si nécessaire, et aider l’étudiant à surmonter d’éventuels obstacles qui pourraient survenir au cours de son parcours éducatif. Finalement, on a pu découvrir, dans cet article, en quoi les conseillers en orientation réduisent l’indécision des étudiants du CÉGEP.
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Choisir un bon orienteur professionnel à Montréal et en ligne
Vous êtes à la recherche d’un orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne et vous vous questionnez sur les critères à retenir pour choisir celui qui vous conviendra ? L’article qui suit pourrait présenter quelques pistes guidant votre réflexion.
Choisir un bon orienteur professionnel à Montréal et en ligne
Lorsqu’on est insatisfait dans sa carrière, faire appel aux services d’un bon orienteur professionnel à Montréal et en ligne, appelé aussi conseiller en orientation, peut être payant. Il en est de même si on remet en cause l’emploi que l’on occupe ou que l’on se questionne sur un changement de programme d’études au Cégep ou à l’université. Qu’il s’agisse d’un projet de réorientation de carrière, d’élaboration d’un bilan des compétences ou de travailler sur la connaissance de soi, la carrière, l’emploi et les études qui y mènent occupent une large part de nos vies et y être malheureux peut être très dommageable pour soi et pour les autres. Il est donc essentiel de trouver un bon orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne pour changer les choses. Pour cela, Un bon orienteur professionnel possède plusieurs qualifications, qualités et compétences que nous allons aborder.
Quelles sont les qualités et compétences d’un bon orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne ?
Les compétences en communication d’un bon orienteur professionnel
De bonnes compétences en communication traduisent la capacité d’une personne à partager avec efficacité ses idées, ses pensées, ses émotions et ses informations avec clarté, précision et dans le respecte de l’autre. Cette compétence que doit posséder un bon orienteur professionnel fait appel à divers aspects de la communication, tels que l’écoute active, l’expression verbale et non verbale, la disposition à poser des questions pertinentes et d’utiliser des formes appropriées de langage. Un bon conseiller en orientation ou orienteur professionnel doit être un excellent communicateur, capable d’écouter activement les besoins et les préoccupations des individus qu’il conseille.
Cet orienteur professionnel à Montréal, Laval ou en ligne par exemple doit aussi être à même de poser des questions pertinentes, de favoriser des prises de conscience et de fournir des informations scolaire et professionnelle de manière claire et compréhensible.
Les compétences relationnelles et humaines d’un bon orienteur professionnel
De plus, un bon orienteur professionnel doit savoir faire preuve d’empathie. Cette dernière est vitale pour saisir les émotions et les aspirations des personnes qui cherchent des conseils en orientation. Le conseiller en orientation doit alors être sensible aux besoins uniques de chaque individu.
L’empathie est essentielle chez un orienteur professionnel à Montréal et en ligne
L’empathie implique d’être aux émotions et aux expériences des autres, de s’y connecter émotionnellement et de montrer de la compréhension et de la compassion envers ce qu’ils ressentent. Pour un orienteur professionnel empathique, cela veut dire qu’il doit être capable de saisir le point de vue de l’autre personne et de reconnaître ses besoins, ses désirs et ses difficultés. Démontrer de l’empathie est fondamental pour créer une alliance de travail solide entre l’orienteur professionnel, le conseiller en orientation, et son ou sa cliente.
Les connaissances en information scolaire et professionnelle d’un bon orienteur professionnel
Un bon orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne doit impérativement posséder de solides connaissances sur les programmes d’études qui sont disponibles au Québec. Il doit aussi bien connaitre le marché de l’emploi, son évolution et l’évolution des métiers. Par exemple, un bon orienteur doit être en mesure de savoir quels sont les métiers en demande et ceux qui tendent à disparaitre. En résumé, il est essentiel que le conseiller en orientation connaissance bien les options de carrière, les tendances du marché du travail et les établissements d’enseignement, au Cégep ou à l’université.
Les compétences en évaluation d’un bon orienteur professionnel
Un bon orienteur professionnel compétent, basé à Montréal, Laval et en ligne, se doit aussi d’utiliser des outils psychométriques et des tests pertinents. De tels outils aident son client ou sa cliente a mieux cerner sa personnalité et ses intérêts. Il doit aussi l’aider à faire le point sur ses besoins, ses valeurs ainsi que ses forces et ses habiletés. Ainsi, cela permet à l’orienteur professionnel de guider son client ou sa cliente vers des domaines de carrière et des métiers correspondant à son profil.
Un bon orienteur professionnel à Montréal et en ligne évalue de plusieurs façons la personnalité et les intérêts
En tant que conseiller d’orientation, il est essentiel de pouvoir évaluer la personnalité et les intérêts d’un individu de plusieurs façons. Ces dernières doivent différentes et complémentaires.
En voici plusieurs exemples.
- À travers des entretiens individuels. Les entretiens approfondis avec la personne permettent de mieux comprendre ses intérêts, ses valeurs, ses motivations et sa personnalité.
- À travers la passation en ligne de tests et inventaires de personnalité : Il existe de nombreux questionnaires et tests psychométriques qui peuvent aider à évaluer la personnalité d’une personne. Parmi les plus connus, il y a le test MBTI (Myers-Briggs Type Indicator), le Big Five ou le profil RIASEC. Un bon orienteur professionnel doit être formé et qualifié pour utiliser ces outils auprès de ses clients.
Un bon orienteur professionnel évalue les aptitudes
Par ailleurs, un bon orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne doit aussi recourir à des tests d’aptitudes qui peuvent être très utiles pour déterminer les domaines dans lesquels le client ou la cliente serait susceptible d’être performant. En effet, les intérêts professionnels et les aptitudes d’une personne sont différents.
Les aptitudes représentent des mesures de la performance qui vise à prédire l’adaptation d’une personne dans un contexte de programme d’études ou d’emploi donné. De l’autre côté, les intérêts représentent des auto-évaluations qui proposent de prédire le choix ou la satisfaction dans un environnement scolaire ou professionnel donné. Un bon orienteur professionnel doit ainsi aider son client à faire la différence entre les deux.
Un bon orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne est flexible et créatif
Pour aider la personne à mieux cerner ses intérêts et sa personnalité, l’orienteur professionnel doit aussi recourir à des activités d’exploration : Proposer des activités et des projets divers peut permettre à la personne de découvrir ce qui la passionne et ce qui l’intéresse le plus. En outre, l’orienteur professionnel doit observer comment son client ou sa cliente est susceptible de réagir dans différentes situations de travail données. Il doit aussi analyser les expériences en emploi passées, les réussites et les activités auxquels celui-ci se consacre. Tout cela représente des éléments qui révèlent des aspects importants des intérêts et de la personnalité de l’individu.
Ce qu’il faut retenir pour choisir un bon orienteur professionnel
Comme on le constate, choisir un bon orienteur professionnel à Montréal et en ligne ne s’improvise pas. Outre la formation universitaire de 2ᵉ cycle requise pour exercer, ce professionnel de l’orientation scolaire et professionnelle doit posséder plusieurs qualités et compétences. Il doit aussi être à jour et utiliser des outils psychométriques actualisés et pertinents. Consulter un bon orienteur professionnel ne s’improvise donc pas. Il est nécessaire de faire des recherches avant de se lancer.
Frédéric Piot, conseiller en orientation et orienteur professionnel à Montréal et en ligne
Conseiller en orientation en pratiquée privée, Frédéric Piot offre ses services d’orienteur professionnel à Montréal, Laval et en ligne. En plus, il est chargé de cours (UQAM), formateur et superviseur professionnel auprès des conseillers et conseillère en orientation du Québec.
Sur le plan académique, Frédéric Piot a complété un doctorat (UQAM, 2022) portant sur l’élaboration et l’évaluation d’un programme de counseling de carrière (programme OREKA) fondé sur l’approche d’acceptation et d’engagement (ACT). Aujourd’hui, les formations qu’il offre en milieu de travail et à distance sont destinées aux intervenants du counseling de carrière. Dans ce cadre, il est l’auteur du programme EXPLORA qui représente une démarche guidée de counseling de carrière fondée sur l’ACT et destiné aux personnes en transition de carrière.
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Comment évaluer le potentiel de candidats avec le bon test de sélection
Lors d’un processus d’embauche et de sélection à Blainville, le spécialiste RH est souvent chargé de soumettre les différents candidats potentiels à plusieurs tests de sélection. Parmi ceux-ci, le test de personnalité revêt une place centrale. Vous cherchez à savoir comment évaluer le potentiel de candidats avec le bon test de sélection ?
En effet, devant le nombre important de tests conçus pour évaluer la personnalité d’un candidat, il peut être difficile de faire un choix éclairé.
Comment évaluer le potentiel de candidats avec le bon test de sélection
Le rôle d’un professionnel en orientation consiste aussi à vous aider à recruter le bon candidat. Je suis Frédéric Piot, conseiller en orientation professionnelle et scolaire à Blainville, dans les Laurentides et partout au Québec avec la consultation en ligne.
J’effectue aussi des évaluations de potentiel de candidats à partir de différents tests psychométriques et en particulier les tests de personnalité en contexte de sélection.
Un conseiller en orientation vous aide pour évaluer le potentiel de candidats avec le bon test de sélection
L’aide apportée par un conseiller en orientation se situe à plusieurs niveaux :
- Choix du bon test de sélection déterminé à partir de caractéristiques du profil de personnalité recherché. Pour cela, je choisis le test de sélection et de personnalité à partir des exigences du poste pour lequel vous recrutez.
- Gestion de la passation en ligne du ou des tests de sélection et de personnalité auprès du ou des candidats présélectionnés.
- Analyse et interprétation des résultats.
- Rédaction du rapport détaillant les éléments significatifs qui ressortent.
- Recommandation quant au candidat présentant le profil de personnalité le plus proche du profil recherché.
Quels sont les objectifs d’un test de sélection et de personnalité ?
Ce type de test de sélection est un outil d’analyse qui a été conçu pour prédire avec une certaine précision le comportement d’un individu en contexte de travail. Il est utilisé pour :
- Évaluer les compétences relationnelles d’un candidat : comment la personne va se comporter au sein d’une équipe, par rapport aux autres. Cela vous permet de savoir si le candidat pourra s’intégrer facilement et rapidement dans votre organisation.
- Détecter la motivation du candidat : qu’est-ce qui motive le candidat à postuler ? Le salaire, la stabilité, le besoin de reconnaissance ou un bon équilibre travail-vie personnelle ? Savoir identifier ce qui est important pour la personne en face de vous permettra d’apprécier ce qu’elle valorise le plus dans son projet professionnel et son désir de s’engager dans l’exercice de ses fonctions.
- Identifiez les compétences interpersonnelles du candidat : selon le poste à pourvoir, différentes compétences peuvent être recherchées chez le candidat ente de sélection. Savoir s’exprimer et communiquer clairement, être doté d’une intelligence émotionnelle (empathie, écoute active, etc.), avoir le sens de la collaboration. Cela peut concerner aussi l’évaluation de la créativité, de la prise de décision, le sens de l’initiative, l’autonomie ou encore la persévérance.
- Comprendre la gestion des émotions : dans un contexte professionnel sous pression, il peut être intéressant de savoir quelle est la capacité du candidat à contrôler ses émotions. Il s’agit d’évaluer son potentiel à réagir face à une situation comportant des difficultés, comme une urgence à gérer ou un conflit à éviter.
Comment recruter le bon candidat avec l’aide d’un conseiller en orientation
Dans un contexte de sélection et de recrutement à Blainville, les aspects d’un test de personnalité vous aideront à choisir entre deux candidats lorsque les deux profils semblent correspondre à ce que vous recherchez. Au-delà de compétences et d’expériences professionnelles similaires, évaluer la personnalité du candidat par rapport au poste peut vous aider à prendre une décision en fonction de ses qualités relationnelles.
Lors d’un processus de sélection de candidat, vous pourriez même chercher aussi à évaluer le profil entrepreneurial d’un individu ou encore son raisonnement critique dans un contexte commercial pour prédire la réussite professionnelle en vente. Le choix des tests de sélection est très étendu. Faire appel à un conseiller en orientation peut donc grandement vous aider dans le choix du bon candidat lors de votre processus de sélection.
Évaluer la personnalité d’un candidat en contexte de sélection avec le MBTI
Il y a plus de cinquante ans, l’indicateur de type Myers-Briggs (MBTI) est devenu une référence en matière d’évaluation de la personnalité. Des entreprises du monde entier l’utilisent dans leur processus de recrutement pour trouver le bon candidat. Le MBTI vous aide ainsi à évaluer le potentiel de candidats avec le bon test de sélection.
Le modèle théorique à partir duquel le test de personnalité MBTI a été conçu est la théorie des types psychologiques de Carl G. Jung [Jung, 1921]. Selon celle-ci, les gens peuvent être définis par leur préférence d’attitude générale basée sur trois échelles. Briggs Myers en a ensuite ajouté un quatrième.
Le MBTI est un test de personnalité et de sélection qui vise à déterminer comment un candidat se sent le plus à l’aise dans certaines situations de travail et de collaboration.
Utiliser le MBTI pour évaluer le potentiel de candidats avec le bon test de sélection
La plus grande utilité du test de sélection MBTI est d’apprendre à connaître le candidat, de faire une radiographie de sa personnalité. Ceci est particulièrement intéressant dans la dynamique commerciale. Si nous savons grâce au MBTI que nous sommes des personnes sensibles, nous pouvons apprendre à dire « non ».
Au niveau du développement personnel et de l’orientation professionnelle, ce test de personnalité peut aussi nous donner quelques indices sur ce que le candidat fait de bien et ce qu’il peut améliorer. Surtout s’ il s’agit d’un poste qui implique de travailler en équipe, nous pouvons utiliser les connaissances MBTI pour recentrer la dynamique d’équipe.
Qu’est-ce qui motive le plus le postulant dans une équipe de travail, une discussion sur les objectifs avec des données ou un café ? En cas de mise en œuvre d’un nouveau projet, va-t-il déléguer ou en assumer le contrôle total ?
Pour répondre à toutes ces questions et à d’autres, connaître les personnes avec lesquelles nous travaillons au quotidien est primordial. Mais, au lieu de reléguer la prise de décision à l’intuition des chefs d’équipe, le test MBTI propose d’agir sur la base des connaissances.
Frédéric Piot, PhD, conseiller en orientation dans les Laurentides, à Blainville et en ligne.
Chez Orientation Québec, nous avons une bonne connaissance des tests psychométriques et sommes en mesure de vous aider dans votre processus de sélection à plusieurs niveaux. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.
L’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation
Comme beaucoup, vous découvrez en quoi l’intelligence artificielle et en l’occurrence l’application ChatGPT est susceptible de rivaliser avec des tâches complexes réalisées jusque-là uniquement par des humains. Vous vous questionnez sur l’impact des technologies telles que ChatGPT sur l’évolution des métiers ? Peut-être êtes-vous un intervenant du conseil en orientation et vous ressentez une certaine crainte à voir votre métier être impacté par ChatGPT ? En tant que conseiller en orientation professionnelle dans les Laurentides, vers Blainville et en ligne, je vais tenter, dans cet article, d’y voir un peu plus clair et de cerner l’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation scolaire et professionnelle.
L’intelligence artificielle et ChatGPT ébranle nos certitudes
L’émergence de l’intelligence artificielle et l’apparition soudaine de ChatGPT ne cesse de susciter, à travers le monde, un nombre grandissant de réactions. L’inquiétude semble légitime puisque récemment, la centaine de signataire (des chercheurs et enseignants du domaine de l’intelligence artificielle regroupés au sein du « Future of Life Institute ») plaide pour la mise en place d’un moratoire sur la poursuite du développement de l’IA. Le maitre serait-il en passe d’être dépassé par la créature qu’il a enfanté ?
Ces signataires insistent sur l’urgence d’organiser une « riposte » pour mieux faire face aux vertigineuses évolutions de l’IA. Ils rappellent en quoi « les systèmes d’IA pouvant rivaliser avec l’intelligence humaine posent un grand risque pour l’humanité » (Benessaieh, K., 2023). Parmi ces systèmes, on retrouve ChatGPT. Rappelons-en ici brièvement le principe.
Pourquoi faire appel à ChatGPT
Reprenant ici la définition apportée par Futura science (Bach E., 2023), Chat GPT (crée par la firme OpenAI) représente une interface de conversation qui a été élaboré en vue de nous apporter des réponses documentées et nuancées à des questions les plus variées, et cela dans un contexte de discussion en ligne qui se veut proche d’une discussion avec un humain. C’est parce que ChatGPT apprend de lui-même à partir des millions de questions qui lui sont posées, qu’il progresse de manière très rapide au niveau de sa capacité à générer des réponses et des textes toujours plus cohérents.
ChatGPT évolue à une vitesse phénoménale
Alors que la sortie, en mars 2023, de la version 4 de ChatGPT est annoncée par ses créateurs comme étant 1000 fois plus puissante que la précédente apparue seulement 5 mois plus tôt, ces derniers prédisent à présent que leur application devrait atteindre un tel niveau de développement d’ici à la fin de l’année, qu’il devrait être alors impossible de la distinguer d’une intelligence humaine ! (Bach E., 2023).
L’impact de ChatGPT sur les emplois aux États-Unis
En outre, certaines conséquences liées à l’apparition de CHAT GPT sur les emplois ne se font déjà plus attendre. Ainsi, le bureau de rédaction de Microsoft MSN annonce le licenciement de plusieurs journalistes au profit de CHAT GPT (Radio Canada, 2023). En outre, Goldman Sachs prédit dans son étude récente, que ce sont 300 millions d’emplois qui vont être affectés de près ou de loin par cette révolution technologique d’une ampleur qualfiée de comparable à l’apparation d’internet à la fin du siècle dernier.
L’impact de ChatGPT sur l’évolution des métiers
De l’aveu même des créateurs de ChatGPT, près de 80% de la masse salariale américaine subira un impact, tandis que 19% des métiers seront directement touchés à hauteur de 50% par cette IA, sans pour autant disparaitre totalement. En outre, les métiers semi-spécialisées et manuels seraient épargnés. En effet, comment imaginer une IA poser une brique ou encore changer une pièce d’un moteur de voiture. Surfant sur la portée médiatique d’une telle annonce, plusieurs sites s’empressent d’ores et déjà de publier le « classement » des métiers les plus exposés, parmi lesquels ceux de l’informatique, du domaine juridique, de la comptabilité, de la rédaction, de la révision linguistique, de la traduction et du journalisme (Bastien, L. 2023). À cet égard, on apprend que plus le métier se concentre sur l’exécution de tâches intellectuelles, plus le risque d’être partiellement remplacé est élevé. Certains avocats, notaires ou conseillers fiscaux s’inquiètent de voir une partie de leurs prérogatives disparaitrent au profit d’une IA comme ChatGPT (Radio Canada, 2023). Dans la lignée, on apprend même que ChatGPT a réussi l’examen du barreau de brillante façon ! (Cussac, I. 2023).
Une étude récente publiée par l’Université de Pennsylvanie précise que ce sont surtout les emplois les plus qualifiés et qui requièrent les plus hauts niveaux d’études qui sont menaçés par ces chatbot tels que ChatGPT et en particulier les métiers qui traitent l’information et ceux du service à la clientèle (Eloundou, Manning et al., 2023).
On pourrait croire les métiers de la santé physique et mentale à l’abri d’un tel raz-de-maré mais, là encore, les percés actuelles et à venir de l’IA mettent à mal certains acquis (voir le secteur de la santé, Le devoir, 2023). A titre d’exemple et reprenant ici l’article de Ballairgeon (LeDevoir, 2023), un cardiologie américain s’est récemment prété à l’exercice de confier à ChatGPT le soin de poser un diagnotic à un patient admis la veille dans son service, il en ressort que » ChatGPT-4, a proposé exactement le même traitement que celui adopté par les équipes médicales ». Par ailleurs, « le professeur a répété l’expérience et à chaque fois, le robot est tombé pile-poil sur la même réponse que les soignants ».
L’impact de ChatGPT sur le métier de conseiller en orientation
Le secteur de l’éducation n’est pas sans reste et c’est le rôle même de l’enseignant dans la dynamique d’apprentissage qui semble être questionné sur ses fondamentaux (Provost, AM, 2022). En conclure à la disparition du métier d’enseignant, il n’y qu’un pas qu’il vaudrait bien mieux de se garder de franchir. Quel serait donc l’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation ? Au sein de l’éducation et des établissements d’enseignement, on retrouve, notamment, les conseillers en orientation dont la mission, sur le plan social, vise « le mieux-être personnel et professionnel en mobilisant le potentiel des personnes et en les aidant à prendre leur place dans la société tout au long de leur vie » (OCCOQ). Regardons quel peut être l’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation.
Le conseiller en orientation, une profession de la relation d’aide
Pour revenir au rôle des conseillers en orientation et à celui de ceux qui aident les personnes à s’orienter le plan des études, du travail et de la carrière, il y a tout de même de quoi s’interroger, voire s’inquiéter. Dans un monde globalisé où l’économie est de plus en plus financiarisée et assujettit au profit des acteurs du secteur privé, il est d’évidence que nous verrons rapidement apparaître une offre pléthorique de services en ligne (basés sur des agents conversationnels de type ChatGPT) promettant de faciliter, chez les jeunes et les indécis notamment, leur prise de décision en matière d’orientation professionnelle, de développement de carrière et de choix de programmes d’études en particulier.
ChatGPT pourrait impacter le métier de conseiller en orientation en devenant un conseiller virtuel
Sur ce dernier point, ChatGPT est d’ores et déjà en mesure d’apporter, instantanément, une information scolaire et professionnelle documentée et exhaustive pour celui ou celle qui cherche à connaître l’étendue des formations et des métiers en tension dans une région donnée par exemple. À ce titre, l’exercice réalisé par un conseiller en reconversion professionnel auprès de ChatGPT lors d’un échange avec ce dernier est révélateur (Go Fenix, 2022). Dans ce contexte, ChatGPT a donc d’ores et déjà un impact sur l’évolution du métier de conseiller en orientation. En outre, et un contexte actuel de grande difficulté d’accès à un conseiller en orientation (par exemple pour un jeune à son école), il ne faudra pas attendre bien longtemps avant de constater, chez les jeunes en particulier, un détournement massif de ces derniers au profit des services en ligne promettant une orientation « facile et rapide » et pour celles et ceux qui en feraient la demande (Dion-Viens, 2019).
Le conseiller en orientation, une pratique dans le domaine de la santé mentale
Dans ce contexte de « déshumanisation » progressive du conseil humain, l’émergence croissante des agents conversationnels basés sur l’IA laisse-t-elle présager d’un appauvrissement des aspects relationnels, affectifs, émotionnels d’une relation (d’aide) et qui sont l’essence même des échanges humains ?
En effet, dans une relation d’aide, il est d’abord et avant tout question de relation humaine, faisant intervenir chez l’aidant, l’évaluation, le sens critique et la subjectivité de celui qui guide, soigne, accompagne ou conseille. À ce titre, rappelons en quoi l’être humain ne se pense et ne se définit qu’à travers le langage et sa subjectivation en interaction permanente avec l’autre. Aristote nous parlait déjà, il y a 2000 ans, de cet « animal politique » que nous sommes et qui ne peut se penser en dehors du langage. Faudra-t-il un jour ériger la compétence humaine en tant que compétence unique, labellisée, et distincte d’une compétence artificielle et fondée sur l’IA, protégée à la manière d’un savoir-faire unique qu’il faudrait ainsi conserver ?
ChatGPT pourrait concurrencer les services offerts par les conseillers en orientation
Avec l’émergence de ChatGPT, un client en situation de demande d’aide pour du soutien en orientation scolaire et professionnelle se verra en situation de choisir le type de services auxquels il souhaite recourir. Laissé à lui-même pour arbitrer ces choix, entre d’un côté les services d’un agent conversationnel savant, abordable, rapide et disponible à tout moment ou ceux proposés par un humain moins savant, plus onéreux et moins disponible. Dans un monde de l’instantané ou le client, impatient et inquiet, cherche des réponses rapides à ses interrogation parfois existentielles, il y a lieu de s’interroger : qui du « label humain » ou de l’IA tirera avantageusement son épingle du jeu ?
Dans la continuité, faudra-il réserver aux services d’un conseiller en orientation en chair et en os les « cas plus complexes » tandis que pour les autres, un bon agent conversationnel fera bien l’affaire pour guider le jeune ou l’adulte dans son orientation et le règlement de ses difficultés sur le plan professionnel ? Halte. Rappelons ici et à notre corps défendant que près de 50% des personnes qui consultent aujourd’hui un conseiller en orientation vivent de la détresse psychologique en lien avec des difficultés de prise de décision (Multon et al., 2001; Rochlen et al., 2004). On peut se rassurer à l’idée que bien des aspects d’une relation d’aide échappent et échapperont encore longtemps à la sous-traitance technologique d’une IA, aussi sophistiquée soit-elle. Oui mais, pour combien de temps encore ?
Cette préfiguration de ce qui pourrait/pourra advenir laisse un gout amer car on le sait bien, « le rouleau compresseur » du business des agents conversationnels toujours plus élaborés est lancé. Dans notre économie de marché ou la demande crée l’offre, un bel avenir commercial semble être promis aux ChatGPT de ce monde, y compris pour ce qui est du marché du conseil en orientation scolaire et professionnelle. On comprend ici quel pourait être l’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation.
Valoriser le conseil pour limiter l’impact de ChatGPT sur le métier de conseiller en orientation
Face à cela, un examen de conscience s’impose pour les professions du conseil humain ainsi que pour les ordres professionnels censés les promouvoir et les représenter notamment.
La responsabilité de chacun de se mobiliser et de règlementer
Ainsi que le rapporte Baillergon (Ledevoir, 2023″) : « un groupe de travail réunissant des universitaires et des délégués des ordres professionnels du secteur de la santé au Québec a étudié l’impact de l’IA. L’analyse publiée en 2019 montre que les systèmes d’intelligence artificielle sont déjà utilisés dans les pratiques courantes qui se retrouvent en grand besoin de balises réglementaires ».
Sur le plan individuel, collectif, professionnel et à l’échelle de la société, des réactions s’imposent. A l’instar du moratoire évoqué plus tôt, certains pays prennent déjà des mesures coercitives (Bonnard, 2023) tandis que plusieurs universités ripostent à l’arrivée de Chat GPT (Ferrand, Patturaud, 2023)
Pour ce qui est de la profession des conseillers d’orientation à laquelle j’appartiens et dans ce contexte ou ce sont les contours même de notre pratique professionnelle qui sont questionnés par la croissance fulgurante des applications de l’IA, il conviendrait de se mobiliser : réaffirmer haut et fort la spécificité de notre rôle, de notre mission, ainsi que la portée sociale et sociétale de notre contribution, à savoir d’aider les individus à faire des choix de carrière tout au long de la vie. Face à la complexité croissante d’un marché de l’emploi ou bon nombre de travailleurs sont fragilisée sur le plan psychologique, notamment à la suite de l’épidémie de COVID et, plus largement, pour laquelle les ruptures, les remaniements, les transitions subies et les difficultés de carrières se multiplient, il conviendrait aussi de rappeler en quoi le verbe « conseiller » n’est pas anodin (Dussault, Bourassa, Fournier, et al., 2009; Orly-Louis, Vonthron et al., 2017; Savickas, Nota, Rossier et al., 2010).
Conseiller en orientation, le conseil en relation humaine avant tout
Faisant référence au fait de suggérer à une personne des actions et des solutions en vue de conduire une décision (CNRTL), le verbe conseiller inscrit dans le titre même de notre profession le caractère singulier et irremplaçable d’une relation humaine et que seul un être humain formé et qualifié peut conduire adéquatement. On le voit, l’avènement de ChatGPT nous fait entrevoir un avenir incertain et sur certains aspects fort inquiétant. Cependant, on peut y voir aussi une opportunité de réaffirmer notre compétence humaine, nos convictions et nos engagements.
Interrogé par un conseiller en reconversion professionnelle sur l’aide qu’une IA serait susceptible d’apporter à une personne qui se questionne sur ses choix de carrière et les décisions à prendre en conséquence, ChatGPT répondait ceci : « Je suis désolé, mais en tant qu’intelligence artificielle, je ne suis pas en mesure de vous conseiller sur vos choix de carrière. Je suis un programme informatique conçu pour traiter et fournir des informations sous forme de textes écrits, et je ne peux pas évaluer votre situation personnelle ni vous prodiguer des conseils sur les décisions à prendre dans votre vie professionnelle. Pour obtenir des conseils sur vos choix de carrière, il est recommandé de faire appel à un professionnel de l’orientation ou un conseiller en orientation qui pourra vous aider à évaluer vos compétences, vos intérêts et vos objectifs, et vous fournir des informations sur les différentes options qui s’offrent à vous » (Go Fenix, 2022). On comprend ici que ChatGPT de donne pas d’avis, ne conseille pas et n’est pas capable de partager l’évaluation qu’il fait d’une individu en interaction avec son environnement. En conséquence, on mesure mieux l’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation.
La crainte s’estompe quelque peu, quelques instants, laissant place à une prise de conscience forte et teintée d’espoir : faire de cette « menace » une opportunité. Il revient à chacun de s’en emparer ! L’intelligence IA et les agents conversationnels nous imposent une technologie. Il nous incombe donc de nous approprier cette intelligence nouvelle afin d’en faire une allié plutôt qu’une concurrente, voire une ennemi. En effet, l’usage de ChatGPT va rapidement s’imposer comme un nouvelle « compétence » à aquérir et qui pourrait bien nous être utile dans l’automatisation de certaines tâches, y compris en orientation scolaire et professionnelle.
A propos de Frédéric Piot, Ph.D., conseiller en orientation en ligne et dans les Laurentides
En tant que conseiller en orientation exerçant en pratique privée depuis 8 ans, j’ai, au fil du temps, pu prendre conscience de l’importance déterminante de l’aspect émotionnel et relationel dans l’établisssement d’une alliance solide auprès des clients que j’accompagne jour après jour. Cette compétence humaine évoquée dans l’article est essentielle pour être en mesure d’accompagner, guider et conseiller les personnes vis-à-vis de décisions qu’elles prennent à l’égard de leur travail, leur carrière, leurs études. En outre et surtout, c’est cet avis, ce regard et cette analyse que je fais de leur sitation, ce « conseil » que je peux leur apporter qu’ils attendent que je leur partage lorsqu’ils me consultent. Finalement, on mesure mieux l’impact de ChatGPT sur l’évolution du métier de conseiller en orientation. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter.
Note à propos de cet article
Si vous souhaitez dupliquer une partie de cet article, merci de bien vouloir m’en aviser d’avance afin d’éviter toute forme de plagiat nuisible à tous. Merci de votre compréhension.
Pour cela, merci de me contacter à : frederic@orientation-quebec.com
Références
- Aristote, Les Politiques, trad. fr. Pierre Pellegrin, Paris, Garnier Flammarion, 1993.
- Bastien, L. 2023. CHAT GPT : voici les métiers les plus menacés d’un remplacement par l’IA. Le Bigdata.fr, 29.03.2023. ChatGPT : voici les métiers les plus menacés d’un grand remplacement par l’IA (lebigdata.fr)
- Baillargeon, S. Médecin, traducteur, avocat ou journaliste : les professions transformées par l’IA. 1,04,2023, leDevoir. Médecin, traducteur, avocat ou journaliste : les professions transformées par l’IA | Le Devoir
- Benessaieh, K. 2023. Musk, Bengio demandent une pause de 6 mois, La presse, mars 2023. Intelligence artificielle | Musk, Bengio et un millier d’experts demandent une pause de six mois | La Presse
- Bach, E., 2023. CHAT GPT devrait sortir en fin d’année et atteindre le graal de l’intelligence artificielle. Futura Sciences, MARS 2023. ChatGPT-5 devrait sortir en fin d’année et atteindre le graal de l’intelligence artificielle générale ! (futura-sciences.com)
- Bonnard, J., Agence France Presse. 2023.l4Italie bloque l’agent conversationnel CHAT GPT. Intelligence artificielle : L’Italie bloque le robot conversationnel ChatGPT | Le Devoir
- Cussac, I. 2023. Chat GPT : la nouvelle version GPT-4 réussit l’examen du barreau haut la main. Capital.fr, 15.03.2033. ChatGPT : la nouvelle version GPT-4 réussit l’examen du barreau haut la main – Capital.fr
- Dion-Viens, D. 2019. Longue attente pour rencontrer un conseiller en orientation au
- Secondaire. Le Journal de Québec. Longue attente pour rencontrer un conseiller en orientation scolaire au secondaire | JDQ (journaldequebec.com)
- Dussault, M., Bourassa, B., Fournier, G., Spain, A., Lachance, L. et Negura, L. (2009). New realities
- in the work world: the impact on workers and on the professional practice of career counsellors.
- Canadian journal of career development, 8(1), 11-21.
- Eloundou, T., Manning, S., Mishkin, P., & Rock, D. (2023). GPTs are GPTs: An Early Look at the Labor Market Impact Potential of Large Language Models. arXiv preprint arXiv:2303.10130.
- Ferrand, E., Paturaud, Les universités et grandes écoles ripostent à l’arrivée de CHAT GPT. LeFigaro.fr, 27.01.2023. Les universités et grandes écoles ripostent à l’arrivée de ChatGPT – Le Figaro Etudiant
- Go Fenix, 2022. Une intelligence artificielle peut-elle m’aider à me reconvertir ? – entretien avec ChatGPT (gofenix.io)
- Le Devoir, 2023. CHAT GPT peut-il résoudre vos problèmes de santé ? ledevoir.com, 30.03.2023. ChatGPT peut-il résoudre vos problèmes de santé? | Le Devoir
- Ordre des conseillers et conseillère en orientation du Québec, (OCCOQ). Grand public, conseiller d’orientation. Conseiller d’orientation – OCCOQ
- Olry-Louis, I., Vonthron, A.-M., Vayre, E. et Soidet, I. (éds) (2017), Les transitions professionnelles
- Nouvelles problématiques psychosociales. Paris: éditions Dunod.
- Provost, AM. 20222. CHAT GPT crée une onde de choc dans le monde l’enseignement. Le devoir, 14.12.2022. ChatGPT crée une onde de choc dans le monde de l’enseignement | Le Devoir
- Radio Canada, Mars 2023. Un robot avocat défendra un accusé devant les tribunaux. Un « robot-avocat » défendra un accusé devant les tribunaux | Radio-Canada.ca
- Radio Canada, Mars 2023. Microsoft licencie ses journalistes et les remplace par des robots. Microsoft licencie ses journalistes et les remplace par des robots | Radio-Canada.ca
- Savickas, M. L., Nota, L., Rossier, J., Dauwalder, J. P., Duarte, M. E., Guichard, J., … & Bigeon, C. (2010). Construire sa vie (Life designing): un paradigme pour l’orientation au 21e siècle. L’orientation scolaire et professionnelle, (39/1), 5-39.
Comment choisir un conseiller en orientation à Mirabel
Vous vous demandez comment choisir un conseiller en orientation à Mirabel dans les Laurentides car vous recherchez un spécialiste en information scolaire, en insertion professionnelle ou en réorientation de carrière ? L’article qui suit pourrait vous apporter quelques pistes.
Conseiller en orientation professionnelle et scolaire à Mirabel, Québec : Frédéric Piot
Je suis Frédéric Piot, conseiller en orientation, chargé de cours (UQAM, formateur et superviseur des étudiants futures conseillers en orientation au Québec). Dans cet article, je réponds à vos questions afin de vous aider à trouver de l’aide dans votre municipalité régionale de comté, auprès d’un professionnel qualifié et compétent. Vous découvrirez également une approche scientifique positive et efficace pour trouver sa voie grâce à un conseiller d’orientation, malgré les doutes que cela peut susciter.
Pourquoi faire appel à un conseiller d’orientation ?
Vous voulez des réponses à vos questions. Le rôle du professionnel en orientation est de vous aider à les trouver. Comment ? En vous permettant d’apprendre à vous connaître en tant qu’individu. C’est-à-dire à la fois sur le plan personnel et professionnel. En effet, un entretien personnalisé d’orientation doit permettre une meilleure connaissance de soi.
Le conseiller d’orientation écoute, guide et conseille les personnes qui ont besoin d’aide dans leur vie professionnelle ou étudiante. L’écoute attentive permet de :
- Identifier la ou les difficultés que vous rencontrez ;
- Lister vos centres d’intérêt ;
- Comprendre vos valeurs ;
- Définir vos compétences (soft et hard skills).
Après cet état des lieux, le travail d’orientation peut débuter. Ensemble, nous déterminons :
- Vos besoins et objectifs ;
- Les formations et/ou professions envisageables.
Ces étapes sont indispensables pour définir un plan de carrière, tout en assurant un mieux-être personnel et professionnel.
Dans quels cas faut-il aller voir un conseiller d’orientation ? Dès lors que vous commencez à questionner régulièrement vos choix de formation et de carrière. La consultation permet d’éviter une période de crise, telle qu’un burn-out. L’orienteur, son sens de l’écoute et ses compétences communicationnelles sont particulièrement utiles à deux profils : les étudiants, et les adultes en activité.
Consulter un conseiller d’orientation scolaire pour choisir ses études
Élève du secondaire, ou étudiant, vous cherchez qui contacter pour une réorientation scolaire. En tant que parent, vous vous demandez peut-être aussi quand consulter un conseiller d’orientation pour son enfant.
Dès le secondaire, un jeune doit soit entamer un DEC pré-universitaire pour obtenir un Baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat, ou bien un DEC technique. C’est un choix difficile lorsque l’on ne sait pas quelles études sont adaptées à ses aptitudes, à sa personnalité, et à ses envies. Le rôle du conseiller en orientation scolaire auprès de la population jeune de Mirabelle est donc de mettre en place un travail d’introspection, avant d’intégrer l’université du Québec en Outaouais, le Pôle universitaire Paul Gérin-Lajoie, un centre de formation agricole ou l’école des métiers de l’aérospatiale de Montréal, par exemple.
Parmi cette liste non exhaustive de formations différentes, l’on a tendance à penser que chacune est réservée à un seul « profil type ». Se poser les bonnes questions pour trouver sa voie permet d’anticiper de potentiels career training en tant qu’adultes. C’est le rôle du conseiller pédagogique en orientation.
Consulter un conseiller d’orientation emploi pour un changement de carrière
Les missions d’un conseiller d’orientation ne se limitent pas aux adolescents et aux jeunes adultes. Certains professionnels en activité sont également amenés à remettre en cause le bien-fondé de leur carrière. Le Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation du Québec atteste du besoin de nombreux travailleurs d’entreprendre une requalification professionnelle.
Certaines personnes ont également besoin d’un accompagnement en orientation lorsqu’elles lancent leur activité. Ville canadienne du Québec particulièrement dynamique, à 30 min de Laval et à 45 min de Montréal, Mirabel, dans les Laurentides, met à disposition de ses 50 500 habitants des moyens tels que les fonds d’aide aux entreprises, le soutien au travail autonome et les formations pour entrepreneurs, afin d’aider les travailleurs indépendants. En plus de ce soutien financier, Mirabellois, vous pouvez être épaulé sur le plan personnel et mental, en prenant rendez-vous avec un conseiller d’orientation.
La psychologie du travail joue un rôle majeur. C’est pourquoi le counseling de carrière va au-delà de la question des compétences. Lors d’un rendez-vous, l’individu est de nouveau mis au centre, en tant que personne. Là encore, le but est d’identifier :
- les domaines que vous aimez et dans lesquels vous être doué ;
- les professions qui vous attirent ;
- les compétences acquises ;
- les aptitudes que vous souhaitez développer ;
- et d’autres questions propres à chacun.e.
L’expert en relation individu-travail-formation ne laisse aucun aspect de côté et mobilise tous les leviers nécessaires pour avancer.
Comment trouver un bon conseiller d’orientation dans les Laurentides ?
Peut-être avez-vous déjà consulté un professionnel de l’orientation à Mirabel ou dans les villes voisines de Saint-Jérôme et de Blainville. Vous n’êtes pas sûr de l’efficacité de votre rendez-vous. Ou bien, vous hésitez à sauter le pas, car vous vous demandez comment savoir si un rendez-vous avec un conseiller en orientation a été efficace ? Voici quelques points clé pour vous aider à répondre à cette question.
Vous l’aurez compris, l’écoute et le questionnement sont fondamentaux. Ainsi, un conseilleur compétent est avant tout un « interviewer ». Il n’a pas de réponse toute faite, car le but est de les trouver avec vous, au cours de la dynamique d’introspection sur vous, votre environnement, votre formation et/ou votre profession.
Le professionnel peut ensuite endosser son rôle de conseiller d’orientation. Il est un intermédiaire entre le client et le milieu scolaire ou le marché du travail. C’est pourquoi il doit réaliser un travail de veille et faire des recherches au cas par cas, afin d’être à jour sur les différentes filières proposées par les organismes de formation, et sur les fiches de poste pour les emplois envisagées.
Après avoir rendu un rapport clair auquel le client puisse se référer, un suivi permet de s’assurer que les objectifs sont réalisés à court, moyen et long terme, selon chacun.
Enfin, chercher un conseiller en orientation avec de bons avis sur Google permet d’appréhender un premier rendez-vous avec plus de sérénité. Les retours d’expérience des clients précédents vous permettent de vous faire une idée en amont.
Conseiller en Orientation certifié à Mirabel, Basses Laurentides : Frédéric Piot
Je suis Frédéric Piot, conseiller en orientation vers Mirabel. Je suis également auteur du programme de counseling de carrière OREKA, fondé sur l’approche d’acceptation et d’engagement (ACT), et du programme EXPLORA pour les professionnels en transition de carrière.
J’accompagne les étudiants et les professionnels dans leur démarche d’orientation et de réorientation. Ces programmes ont été développés dans le but d’honorer chacun des points essentiels énoncés précédemment.
La méthode scientifique de l’ACT permet de développer sa souplesse psychologique. Le but est de questionner ses valeurs personnelles, ses forces, ses besoins et envies. Cette introspection positive permet de mettre en place un cercle vertueux, indispensable pour trouver sa voie dans les études, et pour une planification ou un développement de carrière réussi.
Finalement, cette connaissance de soi permet également d’augmenter ses chances de réussite en entretien d’embauche. Dès lors, ce parcours avec un conseiller d’orientation permet de devenir indépendant, et d’évoluer dans sa carrière sereinement.
Vous l’aurez compris, s’il est important de se demander comment choisir un conseiller en orientation à Mirabel, prendre un premier rendez-vous est le meilleur moyen de savoir s’il peut répondre à vos besoins. Pour faciliter votre quotidien, et pour les personnes qui préfèrent rencontrer un conseiller d’orientation en ligne au Québec, vous pouvez prendre rendez-vous dès maintenant. Si au contraire, vous préférez un entretien en privé, n’hésitez pas à me contacter pour prendre rendez-vous avec un orienteur à Mirabel.
Trouver un conseiller en orientation à Blainville dans les Laurentides
Deuxième ville des Laurentides, Blainville a son lot de travailleurs et d’étudiants en quête de sens. Vous en faites partie, et faire le premier pas pour trouver un conseiller en orientation à Blainville, Québec est de bon augure pour une reconversion professionnelle réussie.
Conseiller en Orientation à Blainville, dans les Laurentides : Frédéric Piot, PhD
Je suis Frédéric Piot, orienteur diplômé d’une maîtrise et d’un doctorat en orientation de l’Université du Québec à Montréal. J’accompagne les professionnels et les étudiants afin de les aider à trouver leur chemin. En effet, vous avez besoin de l’aide d’un conseiller d’orientation à Blainville, c’est-à-dire d’un soutien qui vous met sur la voie en vous posant les questions qui vous permettent de vous connaître, et de vous épanouir dans les Basses-Laurentides, à 25 km de Montréal.
Quand consulter un conseiller en orientation ?
Faire des études par dépit. Ne pas trouver de sens à son travail. Se sentir indécis face à un choix de métier ou de programme d’études au CEGEP ou à l’Université. Ce sont deux symptômes d’un mal-être quotidien à l’école ou en entreprise. Dès lors, un conseiller en orientation situé près de Blainville peut être d’une aide précieuse.
Prendre un rendez-vous rapidement permet de trouver une solution au manque d’épanouissement dans ses études ou au travail. Autrement dit, consulter un orienteur pour éviter une baisse de motivation importante et un burn-out est fortement conseillé à une époque où l’épuisement professionnel touche 41 % des Canadiens entre 18 et 34 ans.
“J’ai consulté Frédéric pour m’aider professionnellement, car j’ai vécu une période difficile (manque de motivation, procrastination, anxiété, etc.). Il a rapidement compris la situation, et m’a donné de très bons outils pour m’aider. Il a toujours été à l’écoute, et ensemble, nous avons trouvé des solutions. Il est très professionnel, flexible et son travail est d’une rare qualité. Merci pour tout !”
Consulter un conseiller en orientation scolaire pour étudiant à Blainville dans les Laurentides
Ne pas être épanoui à l’école, puis ne pas se sentir aligné avec ses études, que l’on entre au niveau collégiale ou universitaire est plus fréquent qu’on ne le pense. En effet, beaucoup de jeunes demeurent indécis dans leur orientation scolaire et professionnelle. Rassurez vous, ce n’est pas une fatalité.
Blainville, une ville dynamique pour étudier
Des établissements scolaires comme le collège Lionel Groulx, à Thérèse De Blainville, proposent à la fois un enseignement général et professionnel. Ainsi, on peut se questionner sur son souhait et ses aptitudes à choisir tel ou tel parcours.
Toutefois, avant même de choisir quelles études faire, et de sauter le pas de la réorientation scolaire, le rôle du professionnel de la formation est de voir au-delà des frontières du système éducatif québécois.
Afin de choisir entre différentes voies, notamment entre diplôme d’études professionnelles (DEP) et attestation d’études collégiales (AEC), je vous invite à apprendre à vous connaître, à savoir identifier vos forces et vos intérêts en particulier.
Le rôle de l’orienteur : aider à mieux connaître ses forces et ses intérêts
En effet, la première étape nécessaire avant l’orientation scolaire et professionnelle consiste à se poser les bonnes questions pour savoir :
- ce que l’on aime ;
- les compétences que l’on souhaite développer ;
- ses domaines de prédilection ;
- quelles professions nous attirent.
En tant que conseiller en orientation, je vous accompagne dans cette démarche d’introspection et ensuite d’exploration des métiers et des programmes d’études.
Une fois ces connaissances sur soi en poche, l’élève ou l’étudiant peut faire un choix éclairé, et débuter des études adaptées à sa personnalité et ses forces, qui lui permettront de trouver sa voie. Prenez les devants. Consulter un conseiller en orientation pour étudiant près de Blainville dans les Laurentides vous évitera sûrement d’entreprendre une réorientation professionnelle à l’avenir.
“Mon fils était un peu perdu dans le choix de ses cours et de sa future carrière. Il a rencontré M. Piot, et suite aux nombreux tests et questionnaires, il a réalisé et a pu confirmer quels étaient ses champs d’intérêts prédominants. Il a donc fait un choix éclairé, qui correspond à ses valeurs, à ses forces et à ses ambitions. Il est évident que les rencontres avec M. Piot, ont grandement contribué à sa décision. Je vous le recommande.”
Connaître ses compétences grâce à un conseiller en orientation
La recherche d’un premier emploi ou d’un nouveau travail est l’opportunité d’exercer un métier qui vous plaît et de trouver un poste qui vous convient. Pour ce faire, je vous aide à prendre en compte l’ensemble des critères clé suivants :
- aptitudes requises ;
- tâches attendues ;
- valeurs ;
- conditions de travail ;
- salaire ;
- possibilités d’évolution de carrière ;
Plusieurs critères sont à étudier pour définir son plan de carrière. La première question est celle des aptitudes, grâce à un bilan de compétences.
Quels sont vos softs skills & hard skills ? Tandis que l’on a tendance à négliger les compétences comportementales, elles sont pourtant aussi – si ce n’est plus – importantes que les compétences techniques pour être épanoui au travail.
Prendre un rendez-vous avec un conseiller en orientation professionnelle permet de mieux se connaître soi-même, et d’améliorer ses chances de réussite en entrevue d’embauche grâce à un coaching de carrière. Se connaître soi-même permet de convaincre un employeur plus facilement.
“J’ai décidé d’aller chercher l’aide d’un orienteur, car j’étais dans le brouillard. Je me sentais complètement perdue. Frédéric a su m’aider à remettre tous les morceaux de mon casse-tête dans le bon ordre, avec des stratégies pour mieux me connaître, et savoir ce que je voulais. Très à l’écoute, belle empathie. Un énorme merci ! Je sais maintenant ce que j’aime, et ce que j’ai à travailler pour poursuivre mon travail.”
Prendre rendez-vous avec un orienteur pour faire évoluer sa carrière
Employé ou entrepreneur à Blainville dans les Laurentides, vous ressentez le besoin de revoir votre plan de carrière.Je vous aide à trouver un métier épanouissant car, pour déterminer ses objectifs, il faut prendre en compte ses :
- centres d’intérêt ;
- valeurs sociales, morales, spirituelles ;
- ses objectifs personnels et professionnels ;
- ses capacités ;
- ses forces ;
- ses faiblesses.
Par la suite, il est plus aisé de sélectionner les offres d’emplois qui correspondent à ses attentes, et de trouver un travail aligné avec ses objectifs personnels.
Savoir dans quels domaines on est bon grâce à un conseiller en orientation
Trouver sa vocation n’est pas toujours inné. Toutefois, chaque individu a des domaines de prédilection à exploiter pour une carrière professionnelle et une vie personnelle épanouies.
Cela commence par une approche positive et salvatrice qui part de vous, individu prêt à construire son futur professionnel afin de ne plus subir son quotidien.
Les valeurs personnelles évoquées plus haut entrent toujours en compte, et participent à définir vos “domaines d’excellence”. Lors de 5 rencontres environ, je vous accompagne dans la réalisation d’exercices de personnalité et d’aptitudes pour connaître ses forces et ses faiblesses. Vous pourrez ainsi mieux choisir votre emploi. Nombreux sont mes clients qui découvrent leur polyvalence et peuvent entamer une réorientation de carrière en toute sérénité. Ainsi, ils découvrent comment exploiter son plein potentiel au travail.
Étudier ses envies et ses besoins grâce à un coaching de carrière permet également de savoir s’il faut reprendre une formation pour se reconvertir. Des lieux de formation comme le CEGEP, notamment de Saint-Jérôme, à 20 minutes de Blainville dans les Laurentides, proposent des formations collégiales de courte durée pour changer de métier.
Pour en savoir plus sur le déroulement d’un rendez-vous dans mon cabinet de conseiller en orientation proche de Blainville, je vous invite à lire à prendre contact avec moi.
Si vous vous reconnaissez dans un des différents scénarios évoqués, n’hésitez pas à me contacter. Nous pourrons discuter de votre situation et planifier une rencontre afin que vous puissiez, vous aussi, repartir du bon pied.
Approche d’acceptation et d’engagement en counseling de carrière
OREKA, approche d’acceptation et d’engagement en counseling de carrière
Mise en contexte
Au Canada, les problèmes et les troubles de santé psychologique constituent la principale cause d’invalidité et près de 33% des employés rapportent un niveau modéré ou élevé de détresse psychologique relié au travail (Commission de la santé mentale du Canada, 2016). Cette détresse est particulièrement marquée chez ceux qui se retrouvent dans une impasse professionnelle (p. ex., licenciement, plafonnement de carrière, arrêt de travail). Traduisant une « situation qui n’offre pas d’issue favorable et qui ne mène à rien » (Académie française, 1992), l’impasse prend la forme d’une perturbation, d’une épreuve, d’une crise même, dont la signification peut échapper à celui ou celle qui la vit. La thèse dont il est question s’intéresse à la pertinence de recourir à l’approche d’acceptation et d’engagement en counseling de carrière.
La thèse doctorale
L’objectif de cette thèse de doctorat est de développer une intervention novatrice fondée sur l’approche d’acceptation et d’engagement (ACT) destinée à des individus confrontés à une impasse professionnelle. En outre, elle vise à évaluer à l’aide d’un essai randomisé contrôlé les effets de cette intervention sur 1) la souplesse psychologique, 2) la rigidité psychologique, 3) le bien-être psychologique et 4) le sentiment d’espoir des gens qui y participent. Cent trois participants (N=103) ont pris part aux ateliers OREKA (www.oreka.uqam.ca) entre avril 2019 et mars 2020. La plupart des participants sont nés au Canada (74,5%). Ce sont surtout des femmes (90,3%) de race blanche (85,1%) travaillant à temps plein (69%). Les ateliers OREKA, au nombre de six, se sont échelonnés sur six semaines. Le devis utilisé pour évaluer leur portée repose sur la création de deux groupes (intervention et contrôle) et l’utilisation de trois temps de mesure : a) juste avant l’intervention, b) immédiatement après que le groupe intervention ait terminé les ateliers et c) 6 semaines après que le groupe intervention ait terminé les ateliers. Les résultats ont été analysés à l’aide d’analyses de covariance univariées (ANCOVAs) et de tests t appariés.
Synthèse des résultats
De manière générale, ces résultats suggèrent qu’en comparaison à un groupe contrôle de type liste d’attente, ceux du groupe intervention rapportent plus de souplesse psychologique et de bien-être psychologique (dimension engagement au travail), et moins de rigidité psychologique au terme de l’intervention. De surcroît, de tels effets se maintiennent jusqu’à six semaines après l’intervention. Aucune différence significative n’est notée entre les groupes en ce qui concerne le sentiment d’espoir. Sur le plan scientifique, cette thèse ouvre de nouvelles avenues de recherche sur l’étude de l’ACT dans le secteur de l’orientation professionnelle. Sur le plan de l’intervention, elle offre de précieuses pistes pour bonifier les pratiques des professionnels qui œuvrent dans le secteur du counseling de carrière.
Pour accéder à la thèse, veuillez cliquer ici : UQAM | Bibliotheques | Depot institutionnel
Réorientation et changement de carrière : ce qu’il faut savoir
Comment réussir une réorientation de carrière au Québec ?
Lorsque vous êtes confronté au défi de réorienter votre carrière, de vous reconvertir et d’établir un projet de reconversion professionnelle, suivre nos cinq étapes, si possible avec l’aide d’un conseiller en orientation, peut vous aider à y faire face de manière transparente et avec succès.
Qui est concerné par la réorientation de carrière au Québec ?
Selon Éducation internationale, il n’y a pas vraiment de différences entre toutes les catégories socioprofessionnelles spécifiques car tous les groupes d’âge sont touchés par la reconversion professionnelle et la réorientation de carrière. Cependant, on note que les plus de 30 ans sont majoritaires. D’autre part, 14 % des jeunes possédant un diplôme universitaire ont changé d’orientation professionnelle deux ans après avoir obtenu leur diplôme. Et pour ceux qui ont moins de 30 ans, ils sont plus de 70 % à y avoir songé.
Réorientation de carrière au Québec, comment réussir ?
Toujours d’après Éducation internationale, 60 % des personnes ayant déjà changé de carrière ou de métier affirment que le processus est relativement facile. Pourtant, certains obstacles peuvent rendre la démarche complexe et fastidieuse.
77 % des personnes qui avaient déjà une idée pour leur réorientation de carrière ont réalisé un bilan de compétences. Mais parfois, cela ne suffit pas. Pour une réorientation de carrière réussie au Québec, il est impératif de voir plus loin et c’est que vous permet le programme Transition. Ce programme dédié à la reconversion professionnelle et la réorientation de carrière tourne autour de 7 rencontres. Tout au long du parcours, vous réaliserez des exercices ciblant différents objectifs auxquels viennent s’ajouter 3 tests psychométriques qui ont pour finalité la réussite de votre réorientation de carrière au Québec. Dans un premier temps, vous établissez un profil de personnalité qui comporte une clarification de vos intérêts professionnels, de vos aptitudes, de vos talents, vos valeurs et vos principaux traits de personnalité notamment. Dans un second temps, vous établissez plusieurs scénarios et projets de reconversion professionnelle possibles puis vous explorez en détail les différents options en confrontant notamment votre perception à la réalité de marché de l’emploi. Vous prenez connaissance aussi d ‘information scolaire concernant les différents programmes d’études disponibles selon les options. Le programme Transition se termine par l’élaboration d’un plan d’action clair, structuré et réaliste vous permettant de concrétiser votre projet de reconversion professionnelle et de réorientation de carrière.
Voici d’autres conseils pour réussir sa reconversion professionnelle et réorientation de carrière.
1. Évaluez votre emploi actuel
La plupart des personnes qui cherchent à changer de carrière et faire une réorientation sont conscientes de leur mécontentement ou de leur insatisfaction face à leur emploi actuel, mais ne sont pas complètement certaines des raisons exactes qui les provoquent.
Si vous ne vous sentez pas épanoui dans votre travail, vous devez vérifier s’il s’agit d’une raison professionnelle ou personnelle qui vous perturbe au travail.
Les raisons professionnelles motivant un changement de carrière peuvent inclure un patron difficile, une culture d’entreprise toxique ou peut-être un décalage avec les responsabilités professionnelles. De même, des raisons personnelles telles que le désir d’acquérir une nouvelle compétence, de vivre de la nouveauté, de gagner un salaire plus élevé ou d’avoir plus de flexibilité poussent également les gens à envisager de changer de carrière.
Lorsque vous évaluez votre situation professionnelle actuelle, il est tout à fait possible que vous n’envisagiez finalement pas un changement de carrière complet, c’est-à-dire une réorientation. Gagner en clarté pourrait signifier que vous n’aviez qu’à ajuster légèrement votre rôle pour améliorer la motivation et la satisfaction. Cependant, il peut être nécessaire de changer complètement de carrière si le processus de changement lui-même vous passionne plus que votre emploi actuel !
Sans une évaluation approfondie de votre situation professionnelle actuelle ainsi que du processus de changement de carrière, tenter de rationaliser un chemin pour vos prochains déménagements peut être semé d’embûches. Dans ces conditions, il peut être opportun de solliciter un accompagnement auprès d’un professionnel, tel qu’un conseiller en orientation.
2. Identifiez les lacunes
Une fois que les contours de votre nouvelle carrière se dessinent, votre prochaine tâche consistera à rechercher autant que possible ce qui est requis pour obtenir cet emploi. Cela vous aide à vous positionner pour un changement de carrière plus fluide.
La mise à niveau de vos compétences, l’observation de professionnels, le bénévolat ou le travail indépendant sont des méthodes tout aussi efficaces pour faire le pont entre votre expérience et un nouveau domaine d’emploi dans le cadre d’une réorientation de carrière.
Par la suite, il vaut la peine d’être clair sur les compromis possibles qui accompagnent un changement de carrière. Tous les changements de carrière ne peuvent pas vous donner les heures de travaux idéals ou la rémunération et les avantages que vous désirez, mais la hiérarchisation de vos besoins et de valeurs peut vous aider à faire des progrès en acceptant certains compromis par rapport à d’autres.
3. Élaborez un plan exploitable et traçable
Entreprendre et commencer une nouvelle carrière au Québec implique de nombreux changements.
Les candidatures désordonnées peuvent avoir un impact sur vos chances de respecter un calendrier idéal pour effectuer ce changement de carrière, cette reconversion professionnelle.
À l’aide d’un calendrier prévisionnel, vous tenez compte du temps pour les éléments exploitables tels que l’identification des emplois appropriés et l’envoi des candidatures. Faire un plan et suivre vos efforts vous donnera de la clarté et vous aidera à rester au top du processus.
4. Capitaliser sur les opportunités de réseautage
Examinez votre réseau professionnel existant et établissez des conversations utiles avec ces derniers. Un conseiller en orientation saura être en mesure de vous aider aussi dans ce sens. Reprendre contact avec les anciens élèves de votre école, les contacts LinkedIn ainsi que participer à des conférences de réseautage sont d’excellents moyens d’élargir votre réseau. Aborder vos contacts avec humilité et ouverture d’esprit vous positionnera comme un apprenant prêt à faire des ajustements pour une réorientation et un changement de carrière réussi au Québec.
Ce qu’il faut retenir
L’idée de tout recommencer avec un changement de carrière peut être intimidante. Vous pourrez donc d’abord recadrer votre vision de votre emploi actuel mais aussi des conditions de votre vie en général pour la voir comme un défi et non comme un obstacle insurmontable. Comprendre vos motivations à l’origine du désir changement de carrière peut vous aider à réussir votre projet de réorientation de carrière.
Le plus important est de ne pas partir à l’aveugle et uniquement vous reposer sur vos intérêts professionnels et vos compétences actuelles. Le monde du travail change rapidement et ce que l’on attendait de vous il y a peut-être 20 ans n’est sûrement plus d’actualité. Alors, ne vous mettez pas des œillères et ouvrez de nouvelles perspectives en commençant par faire le point avec le programme Transition et auprès d’un conseiller en orientation expérimenté.
Comment bien choisir son futur programme d’étude au CEGEP
Choisir bien son CEGEP avec Frédéric Piot, Ph.D., conseiller en orientation
La difficulté du choix face à la multitude des programmes disponibles au CEGEP
Face à choix de programme d’études pour le CÉGEP, certains élèves vivent de l’anxiété à l’idée de ne pas trouver un programme leur conviennent ou qui les acceptent, en particulier lorsqu’ils vivent, par ailleurs, une certaine anxiété de performance. À ce sujet, celui qui en souffre est convaincu qu’il doit sans cesse en faire plus pour être à la hauteur de ses attentes et de celle des autres. Cela peut être envahissant, d’autant plus à une époque où la notion de performance est centrale, voire même exigée, et ce dès l’enfance (Bégin). Cela peut être particulièrement le cas à l’école, au secondaire 4 et secondaire 5 notamment et à mesure que l’obtention du diplôme d’étude secondaire approche.
L’anxiété de performance et le style de prise de décision
Face à une anxiété de performance, l’élève a donc le sentiment de devoir toujours en faire plus, en savoir plus pour se sentir en sécurité. Du coup, la perspective de se tromper par exemple de choix de programme d’étude au CÉGEP peut générer beaucoup de stress, d’insécurité et freiner la prise de décision. C’est à ce moment que l’élève a le sentiment d’être coincé, paralysé dans une espèce d’impasse décisionnelle de laquelle il espère qu’un conseiller en orientation pourra le sortir, par exemple en lui nommant le programme d’études vers lequel il devrait s’orienter. Au sujet de la prise de décision, William James (1950) nous explique qu’il existe des styles de prises de décision propre à chacun. Il est a même classifié de la manière suivante (James, 1950 repris par R. Savard et cité par Brisson Legris, 2015) :
- La décision raisonnée
L’étudiant analyse les pour les et les contre d’un programme d’études au CÉGEP par exemple avant de choisir une option. Il s’agit d’une analyse rationnelle; la décision se prend avec un sentiment de liberté.
- La décision volontaire
Une décision volontaire et difficile implique un sentiment d’effort intérieur, une longue et dure poussée
de la volonté. Il s’agit d’un cas rare, la grande majorité des décisions humaines se prennent sans effort.
- La décision par inertie
Dans ce cas, il ne semble y avoir aucune raison pressante d’adopter l’une ou l’autre option. Chacune semble bonne et l’on éprouve que lassitude ou frustration devant la décision. On prend la décision en se laissant emporter dans une direction qui semble déterminée de l’extérieur de façon accidentelle.
- La décision impulsive
On se sent incapable de décider et le choix semble aussi accidentel que dans le cas précédent. Mais il vient de l’intérieur et non de l’extérieur. On se prend à agir d’une façon automatique et souvent impulsive.
- La décision fondée sur un changement d’optique
Cette décision se produit souvent soudainement à la suite d’une expérience externe importante ou d’un changement intérieur qui aboutit à un important changement d’optique.
Dans ce contexte de tension et d’incertitude qui implique de faire un choix de programme d’études au CEGEP, il est important pour l’élève de secondaire 4 ou 5 de revenir à soi, comme personne, et de tenter de clarifier plusieurs points essentiels de la connaissance de soi et qui peuvent aider à bien choisir.
Faire le point sur la connaissance de soi
Bien que la passation de tests d’orientation soit très utile pour clarifier ses intérêts professionnels ainsi que ses principaux traits de personnalités, je vous partage ici en vrac quelques exemples de thèmes qui peuvent être explorés.
- Quels sont mes intérêts professionnels et mes sources de motivation dans la vie ? Qu’est-ce qui me pousse à me lever du lit le matin ? Que genre d’activité je prends spontanément plaisir à faire quand j’ai du temps de libre ? Quelles émotions ou sensations je ressens quand je les exerce ?
- Parmi les personnes qui me connaissent vraiment bien, j’en choisit trois et je leur demande de me nomment trois qualités et caractéristiques qu’elles voient en moi. Je leur demande la même chose pour des « faiblesses » éventuelles.
- Tandis que mes valeurs sont le jugement que je porte sur ce qui est désirable et important dans ma vie et que celles-ci représentent un guide de mes comportements (Savard, UQAM), j’identifie parmi une liste qu’un conseiller en orientation pourrait par exemple me fournir celles qui me correspondent bien en donnant à un exemple pour chacune.
- Quelles sont mes principales forces et aptitudes à l’école et en dehors ? Dans quelles matières scolaires je suis meilleur, moins bon ?
- Quel type d’études je cible? Est-ce que je me verrai faire un DEC technique, concret, pratique et aller sur le marché de l’emploi ensuite ou me verrai-je plutôt étudier davantage en choisissant plutôt un programme universitaire pour devenir par exemple un professionnel ? Je justifie l’un ou l’autre de ces choix et, avec l’aide d’un orienteur, je tente de faire des liens avec mon histoire personnelle et familiale.
Ainsi que le rappelle Forget (2007), il est essentiel d’aider les personnes à ne pas décider du choix de leur programme d’étude au CÉGEP précipitamment en les incitant à développer d’abord leurs représentations de soi, des formations disponibles, des métiers et du marché de l’emploi. Il est important aussi d’aider le jeune à mieux connaitre les métiers et les débouchés possibles ainsi que les carrières d’avenir par exemple. À ce titre, se faire accompagner par un conseiller en orientation représente certainement une avenue à considérer.
Comment choisir un métier avec le test de personnalité MBTI
Le MBTI aide à choisir un métier qui convient à notre personnalité
Tandis que la psychométrie représente » la science de la mesure des caractéristiques psychologiques des individus » (Université de Sherbrooke), le MBTI appartient à la catégorie des tests de personnalité. L’évaluation MBTI est un outil favorisant la connaissance de soi s’appuyant sur les théories du psychologue suisse Carl Gustav Jung et les travaux d’un duo américain mère-fille composé de Katharine Briggs et d’Isabel Myers. L’outil MBTI, dont la fiabilité et la validité sont étayées par plus de 60 années de recherche et de développement, a aidé des millions de personnes dans le monde à mieux se comprendre et à mieux comprendre les autres. Ainsi, il est aidant de choisir son métier et sa carrière grâce au MBTI.
L’apport du MBTI en orientation scolaire et professionnelle
Comparativement aux autres questionnaires de personnalité, les scores aux échelles du MBTI sont regroupés de manière à créer des types. Ainsi, 16 différents types de personnalité sont possibles. Chacun des 16 types de personnalité se caractérise par ses propres préférences, intérêts, valeurs et talents. Aucun type n’est préférable à un autre. Les personnes sont naturellement attirées par une carrière qui leur fournit l’occasion d’exprimer et d’utiliser leurs fonctions préférées et c’est dans ce genre de carrière qu’elles retirent le plus de satisfaction. C’est donc en ce sens que qu’il est aidant de recourir au MBTI pour choisir un métier qui nous convient.
Le MBTI constitue l’un des questionnaires de personnalité les plus vendus au monde (environ 2 millions de copies vendues chaque année). Il est utilisé notamment en développement de carrière, en gestion de conflits, en formation et en consolidation d’équipe. La description des types est faite de manière positive et non menaçante. En ce sens, il s’avère particulièrement utile pour aider une personne à mieux se connaître, à explorer certaines avenues de carrière ou améliorer ses relations interpersonnelles dans le cadre de son travail.
En résumé, les avantages de recourir au MBTI sont les suivants : il permet d’aider la personne à mieux choisir un métier, une profession ou un domaine d’activité; En outre, il l’aide à cerner ses atouts et ses faiblesses vis-à-vis d’une profession donnée. Enfin, la connaissance de sa typologie de personnalité permet d’établir ensuite des corrélations entre son profil et des grilles de professions.
Le rapport de carrière aide à choisir un métier grâce au test MBTI
Le rapport de carrière découlant de la passation en ligne du test MBTI aide à cibler des emplois et des professions qui peuvent potentiellement s’harmoniser avec le type MBTI qui été établi parmi les 16 disponibles. Par exemple et avec l’aide d’un conseiller en orientation qui aura pris le soin d’en analyser les résultats, il peut il peut aider la personne à :
- Découvrir des métiers ou des catégories élargies de profession à analyser et explorer dans le cadre d’un recherche de métier.
- Cibler un métier ou une carrière précise.
- Sélectionner une matière ou un programme d’études en particulier.
- Identifier les forces et les faiblesses potentielles de son type tout au long du processus d’orientation scolaire et professionnelle et de recherche de métier.
- Identifier les forces et faiblesses reliées à son style de prise de décision au moment de prendre une décision de carrière et vis-à-vis d’un choix de métier en particulier.
- Amorcer une réorientation de carrière.
La structure du rapport de carrière MBTI se présente comme suit
·Le résumé de vos résultats MBTI
·L’impact de votre type sur vos choix de carrière
·L’impact de votre type sur votre prospection de carrière
·L’impact de votre type sur votre perfectionnement professionnel
·Les groupes d’emplois ou les catégories élargies de professions pour votre type
·Le classement des groupes d’emplois
·Les professions les plus populaires
·Les professions les moins populaire
Par ailleurs, les groupes d’emplois et les professions spécifiques énumérés dans ce rapport se modèlent sur le système O*NET de classification par profession. Le parallèle établi entre les professions O*NET et les types MBTI repose sur l’information tirée d’une base de données de plus de 92 000 employées adultes qui ont fait le test d’évaluation du MBTI et qui se disent
satisfaits de leur emploi.
Cependant, le rapport de carrière du MBTI ne représente qu’une source d’information; le choix de carrière ou se décision de faire une réorientation de carrière devrait reposer avant tout sur ses aptitudes et vos compétences, sur ses intérêts professionnels et ses valeurs en particulier. Pour cela, l’aide d’un professionnel s’avère indispensable.
Réussir sa réorientation de carrière au Québec avec le programme Transition
Se lancer dans une réorientation de carrière au Québec
L’importance d’être idée dans sa réorientation de carrière
Tandis que 60% des personnes sondées déclarent avoir eu recours à une aide extérieure dans le cadre de leur réorientation de carrière (enquête réalisée France compétences en 2021), on peut évoquer ici les services d’un conseiller orientation dont le métier consiste précisément à aider les personnes à effectuer des choix personnels et professionnels tout au long de la vie (OCCOQ, 2010).
La démarche de réorientation de carrière avec Orientation Québec
Chez Orientation Québec, une réorientation de carrière représente une démarche guidée et structurée. Elle s’inspire d’abord d’un programme que Frédéric Piot a pu élaborer et tester sur le plan de l’efficacité dans le cadre de sa thèse doctorale complétée en 2022 à l’UQAM. Pour en savoir plus à ce sujet, vous pouvez lire l’article suivant.
Les ateliers OREKA
Il s’agit du programme OREKA dont il est en partie à l’origine. Initialement, ce programme s’adresse aux individus qui ont l’impression de se trouver dans une impasse et qui souhaitent ralentir, reprendre leur souffle, et clarifier ce qui est important pour eux sur le plan professionnel. En outre, il a été conçu pour aider les personnes à naviguer dans une vie professionnelle marquée bien souvent par le doute, la confusion, l’incertitude, la peur » (site web oreka.uqam.ca).
S’inspirant d’un tel programme, Frédéric Piot en a donc élaboré un nouveau, baptisé TRANSITION et qui s’adresse spécifiquement à des personnes qui se sentent prises dans une impasse et qui songent à une réorientation de carrière réussie au Québec.
Transition, un programme complet de réorientation de carrière au Québec
Le programme TRANSITION prend la forme d’ateliers qui accompagnent la personne dans l’élaboration d’un nouveau projet de carrière riche, stimulant, concret et réaliste à ses yeux. En outre, il aide la personne à développer des outils d’autorégulation afin de lui permettre de franchir avec plus de confiance les différentes étapes que comporte une démarche de réorientation de carrière sérieuse, progressive et structurée.
Les étapes du programme Transition
4 étapes jalonnent ce programme :
1. Cerner mon profil de personnalité
a. Objectif : mieux me connaître au niveau de :
i. Mes intérêts
ii. Mes valeurs
iii. Mes besoins
iv. Mon type de personnalité
2. Identifier mes acquis et mes compétences
a. Objectif : à partir de mes expériences, faire le bilan de mes compétences
3. Surmonter mes peurs et blocages
a. Objectif : développer des stratégies de régulation émotionnelle pour concrétiser ma démarche
4. Passer à l’action
a. Objectif : construire, valider et concrétiser mon projet professionnel
L’utilité des tests psychométriques dans une réorientation de carrière réussie
1. Le premier, le MBTI, aide les individus à comprendre leurs forces, leurs styles de travail préférés et, finalement, les aides à voir leur potentiel dans un emploi, une carrière. Il permet d’identifier les talents personnels. Ces informations aident la personne à mieux se connaître, à découvrir ce qui la motive, ses forces et atouts naturels ainsi que les domaines d’emploi dans lesquels elle est susceptible de se sentir à l’aise et s’y développer dans le cadre d’une réorientation de carrière réussie.
2. Le second, test, le NEO, est fondé sur la théorie du «Big Five» (cinq grands facteurs). Selon cette approche, l’ensemble des traits de personnalité se divise en cinq grands facteurs. Chacun de ces facteurs présente six facettes permettant d’apporter encore plus de nuances et de réflexion. Ce test comporte deux objectifs. Il permet de mieux comprendre ce qui caractérise fondamentalement la personne sur le plan de sa structure de personnalité et comment celle-ci peut influencer les choix de carrière et d’orientation professionnelle de la personne. En second lieu, le test indique ce qui peut constituer des atouts ou des défis face à certaines situations, par exemple au travail, aux études ou même durant un processus de réorientation de carrière.
3. Le dernier test, basé sur le modèle du RIASEC, cible la clarification des intérêts professionnels de la personne. Le test se base sur la théorie de la typologie de Holland. Conçue et développée initialement par le psychologue John L. Holland, cette théorie de la personnalité est reconnue depuis fort longtemps en orientation scolaire et professionnelle. Elle apporte un éclairage fort utile pour aider les personnes à identifier des domaines d’emploi et des métiers correspondants leurs intérêts et leur personnalité.
Le programme Transition représente donc une démarche structurée, progressive avec une direction claire : concrétiser une réorientation de carrière réussie au Québec.
L’importance d’apprendre à surmonter ses peurs et blocages
Lors de la 3e étape, ce programme Transition s’appuie sur une approche novatrice scientifiquement validée et qui est issue des approches cognitives et comportementales. Son objectif consiste à permettre aux individus de retrouver une orientation de carrière riche et pleine de sens sans se laisser dominer et paralyser par leurs doutes, leurs peurs et le sentiment d’incertitude à l’égard de l’entreprise dans laquelle ils s’engagent dans une réorientation de carrière.
L’évitement, un obstacle de taille
Le programme Transition en résumé
Il est articulé autour de 7 rencontres (en moyenne). Chacune des étapes énumérées rassemble plusieurs exercices (ciblant les valeurs, intérêts, talents, compétences, intelligences multiples, besoins fondamentaux, etc.) ainsi que 3 tests psychométriques aux qualités robustes et validées. Chaque rencontre dure une heure. Pour le tarif, merci de me consulter. Vous pouvez aussi me contacter au 438.763.2970
Comment faire une réorientation de carrière réussie au Québec
Réorienter sa carrière avec Frédéric Piot, PhD., conseiller en orientation
Entreprendre et réussir une réorientation de carrière au Québec avec l’aide d’un conseiller en orientation demeure de l’engagement et des efforts.
Cela implique d’aborder cette période de transition de carrière sans se laisser paralyser par toutes sortes de crainte, d’appréhension et de doute. Difficile. En effet, bon nombre d’individus connaissent d’abord un sentiment profond d’insatisfaction et de perte de sens dans leur emploi et leur carrière avant d’envisager une réorientation de carrière. Plusieurs d’entre eux se sentent même pris dans une espèce d’impasse de laquelle ils ne parviennent pas à sortir. C’est alors que pour tenter de s’extraire de cet état d’impuissance qui les conduit à tourner à rond, ils sont tentés de tourner la page et d’envisager une réorientation de carrière, une reconversion professionnelle, parfois radicale.
Mais assurer une réorientation de carrière réussie au Québec, est-ce avant tout une réponse pour s’éloigner des inconforts de son ancienne vie professionnelle ? Ne serait-ce pas plutôt pour s’approcher et concrétiser (enfin) ce qui compte vraiment pour soi dans sa carrière et son emploi ?
Découvrez comment faire une réorientation de carrière réussie au Québec.
La notion d’impasse de carrière
Revenons sur cette notion d’impasse, d’impasse, de carrière. Renvoyant à une forme d’abattement et traduisant une « situation qui n’offre pas d’issue favorable et qui ne mène à rien » (Dictionnaire de l’Académie française, 1992), l’impasse prend la forme d’une perturbation, d’une épreuve même. Sur le plan professionnel, une impasse de carrière revêt de multiples visages. Par exemple, une employée rapporte stagner depuis 3 ans dans un poste de conseillère, ajoutant avoir engagé, sans succès, à la fois des démarches auprès de son employeur pour tenter de changer de poste, puis présenté plusieurs demandes d’admission à des programmes universitaires dans le but de faire un retour aux études.
Sur le plan expérientiel, l’impasse s’accompagne souvent d’un sentiment de perte de contrôle et de désespoir, ce dernier renvoyant à des attentes négatives à l’égard de soi ou du futur (Beck, Weissman, Lester et al., 1974). Les individus qui vivent une impasse de carrière adoptent souvent des attitudes de retrait et de désengagement, que ce soit à l’égard de leur emploi, de leur employeur, de leurs collègues, mais aussi à l’égard de leur entourage personnel. De surcroît, l’impasse génère de la détresse psychologique, laquelle est caractérisée notamment par des symptômes de stress, d’anxiété et de dépression (Lancry 2007; Lassare, 2005).
La souplesse psychologique, une habileté à cultiver pour réussir une réorientation de carrière au Québec
Pour sortir du piège de ce sentiment d’impasse et envisager une réorientation de carrière réussie, il est essentiel d’apprendre à apprivoiser ses peurs, ses doutes, mais aussi ses rancœurs et insatisfactions actuelles afin de ne pas se laisser dicter sa conduite par ces dernières. À cet égard, de nombreux auteurs soulignent l’importance d’apprendre à cultiver de la souplesse psychologique. Cette dernière est définie comme la capacité à s’engager et persévérer dans des comportements et des actions qui sont orientées vers des valeurs personnelles, et cela, même sous l’influence de pensées et d’émotions inconfortables ou douloureuses (Hayes, Strosahl et Wilson, 1999; 2012).
Démontrer de la souplesse psychologique renvoie à poser des gestes qui sont significatifs pour soi plutôt que des actions conditionnées, impulsives, marquées, notamment, par l’évitement (Ciarrochi, Bilich et Godsell, 2010). Par exemple, une personne fait preuve de souplesse lorsqu’elle s’engage dans une réorientation de carrière qui passe par un retour aux études pour se rapprocher ce qui compte vraiment à ses yeux dans vie, et cela, même si elle est terrifiée à l’idée d’échouer ou de son tromper dans son choix. En d’autres termes, elle parvient à agir de manière cohérente avec ses valeurs en dépit de son inconfort et de son malaise. Afin de s’engager dans cette voie, il convient d’être accompagné par un conseiller en orientation qui saura guider la personne dans sa véritable réorientation de carrière. À cet égard et en tant que conseiller en orientation dans les Laurentides, à Montréal et à Laval (à distance), n’hésitez pas à me contacter.
La difficulté du choix de carrière chez les jeunes
La difficulté du choix de carrière
A Saint-Jérôme, dans les Laurentides comme ailleurs dans la province, faire un choix de carrière ou de programme d’étude quand on sort du secondaire n’est vraiment pas simple. Toute une panoplie de carrière est possible. En outre, de nombreux métiers sont en pleine transformation. Certaines études affirment que plus de 50% des emplois disponibles en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui ! Bref, bon nombre d’élèves qui sortent du secondaire (mais pas seulement), ne savent pas quelle décision prendre, redoutant pas dessus tout de faire un mauvais choix de carrière. Dans ces conditions, ils se sentent pris dans une impasse.
Face à cette incertitude quant à leur choix d’étude ou de métier, il y a d’un côté ceux qui veulent concentrer leurs efforts sur des programmes porteurs (par exemple, la médecine ou le droit) qui, selon eux, leur ouvriront des portes plus tard. De l’autre côté et si leurs notes scolaires sont plus basses, il y a ceux qui sont invités (par exemple par le conseiller d’orientation de leur école) à déterminer rapidement un programme d’étude plus court, un diplôme d’études professionnelles par exemple, qui les conduira rapidement sur le marché de l’emploi. Pourtant, la pénurie de main-d’œuvre au Québec est présente aussi bien pour des diplômés universitaires que pour ceux qui ont un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou une attestation d’études collégiales en poche (AEC). Il y a donc de la place pour des profils très variés et c’est une bonne nouvelle.
L’importance de consulter un orienteur pour faire le bon choix de carrière
Dans ce contexte, il y a donc lieu de prendre vraiment avec sérieux sa démarche d’orientation scolaire et professionnelle quand vient le moment de faire des choix qui sont importants pour son avenir. Je citais à ce titre, la fin du secondaire comme période charnière, mais cela peut aussi survenir durant des études collégiales, voire universitaires. Nombreux sont les Québécois qui changent de métier, de carrière durant leur vie professionnelle ! D’où l’importance de faire le bon choix de métier… Celui qui nous convient et selon notre âge
Dans les Laurentides, à Saint-Jérôme, il existe de nombreuses ressources disponibles pour s’orienter dans son choix de métier et de programmes d’études. À cet égard, les conseillers et conseillères d’orientation, les orienteurs comme on les appelle communément, sont bien placés dans ce rôle puisque leur formation de niveau universitaire et leur appartenance à un ordre professionnel leur confèrent une expertise solide ainsi qu’une certaine légitimité. En outre, ils ont une solide connaissance des métiers ainsi que du système éducatif québécois. Parmi ces orienteurs, plusieurs offrent de la consultation à distance (téléconsultation). À cet égard, je vous propose plusieurs services d’orientation professionnelle à Saint-Jérôme sur la rive-nord. Dans ces conditions et quel que soit votre lieu de résidence, il n’est pas nécessaire de vous déplacer pour être aidé dans votre choix de métier et de programme d’étude.
Les ressources en orientation scolaire et professionnelle
En outre, Saint-Jérôme est une ville qui offre de nombreux lieux de formation, que ce soit, par exemple, le CÉGEP qui propose un large éventail de programmes techniques et préuniversitaires ou encore le centre d’études professionnelles qui offre toute une panoplie de diplôme d’études professionnelles donnant accès à de bonnes perspectives d’emploi par la suite. Là encore, les orienteurs de ce centre de Saint-Jérôme sauront guider les étudiants dans leur choix de programmes d’études et de métier.
Vous cherchez un orienteur à Saint-Jérôme ou dans les environs pour vous aider dans votre choix de carrière ? Contactez-moi au 438.763.2970. Je vous reçois à distance ou dans mon bureau proche de Saint-Jérôme.
Comment réussir sa reconversion professionnelle après l’épidémie de coronavirus
Face à la pandémie de la maladie à coronavirus (COVID-19), les autorités ont donné comme instructions de rester à la maison afin de limiter la propagation du virus. Ce confinement est aussi l’occasion de prendre du recul, faire le point sur votre carrière. Cette réflexion vous mènera même peut-être à une reconversion professionnelle ? Voici quelques pistes pour commencer à identifier comment réussir sa reconversion professionnelle après l’épidémie de coronavirus.
Comment réussir sa reconversion professionnelle après l’épidémie de coronavirus
Depuis quelques décennies, les idées et les valeurs qui sont représentatives de la modernité sont remises en question : la croyance en une science qui nous rendrait enfin tous libres et heureux. Mais il apparaît qu’en ces temps douloureux et incertains de pandémie, la question de la fragilité de notre système et de nos institutions n’a jamais été aussi prégnante.
En outre, la pandémie actuelle de coronavirus laisserait-elle entrevoir la possibilité de marquer dans nos vies, un temps d’arrêt afin d’y redonner un nouveau souffle, un nouvel élan, un nouveau sens (à la suite d’une perte brutale d’emploi par exemple) par exemple dans le cadre d’un projet de réorientation de carrière ?
Vous pouvez faire d’une contrainte, une opportunité. Établir un bilan de carrière pour y découvrir et mettre de l’avant vos forces et talents peut s’avérer fort utile. En effet, nous avons tous, quel que soit notre âge, notre situation et notre expérience, un ou plusieurs domaines dans lesquels nous excellons. Le problème est que bien souvent nous passons à côté, car nous n’en avons pas vraiment conscience. Découvrir vos forces et talents commence par le fait d’apprendre à mieux vous connaître. Vous pouvez y parvenir à l’aide de certaines activités.
Activités pour faire le point sur sa carrière et rebondir
Je vous livre ici plusieurs activités que vous pouvez réaliser pour y voir plus clair et établir un plan d’action pour rebondir dans votre carrière (Psychologie positive, 2019).
- Dans un premier temps, retracez votre chemin de vie et de carrière, à savoir ce dont vous avez hérité, vos principales expériences, les moments charnières de votre vie ainsi que les choix essentiels que vous avez faits jusqu’à maintenant, y compris durant votre carrière.
Si l’inspiration vous fait défaut et que les idées ne vous viennent pas, l’exercice « du papier toilette » peut vous être très utile. Le principe consiste à demander à une personne proche de faire l’exercice avec vous. Il suffit de disposer devant soi une bande de papier toilette. Chaque feuille représente une année de votre vie. Il suffit alors de passer votre vie en revue en vous arrêtant sur les périodes et les moments qui représentent, à vos yeux, des périodes charnières dans vos vies, en particulier sur le plan académique et professionnel. Après avoir repassé les différentes périodes en revue, vous pouvez alors identifier les principales thématiques qui se dégagent.
Des exercices pour mettre de l’avant ses forces et talents
- Dans la continuité, un second exercice consiste à vous aider à identifier les 10 moments essentiels et déterminants qui vous ont conduit à faire des choix et prendre des décisions importantes dans vos vies, notamment dans les emplois que vous avez occupés.
- Réfléchissez aux 5 figures marquantes de votre vie.
- Nommez ensuite leurs qualités qui vous ont marqué (que ce soit un parent, un ami, en collègue, un patron).
- Par la suite, et comme nous sommes tous le fruit d’un héritage (biologique, culturel, familial), vous pouvez sonder les talents dont vous avez hérités en identifiant, par exemple, les points forts que vous avez hérités de votre père, de votre mère.
- Dressez la liste des activités que vous faites avec facilité et aisance (à la maison, au travail, durant les loisirs). Cela peut s’avérer fort utile !
- Sondez ces activités qui vous procurent du « flow », c’est-à-dire une activité que vous faites (un travail, un loisir, un sport, etc.) et que vous pratiquez avec une telle intensité que vous en oubliez tout le reste, et cela, parce que vous êtes complètement immergé dans ce que vous faites. Cela peut être un menuisier concentré en train de fabriquer un meuble, un publicitaire qui réfléchit à un nouveau slogan, un joueur d’échecs qui ne pense qu’à son prochain coup.
- Après avoir ainsi mis en lumière vos forces et talents, vous pouvez rédiger la « to do list » de votre vie en répondant à des questions telles que :
- « Si je pouvais, je ferais… »
- « Avant de mourir, je vais… »
- « Plus tard, quand je regarderai en arrière, je veux… »
- Ou encore « Si par magie il m’était possible d’effacer d’un coup de baguette magique toutes les difficultés et/ou questionnements de carrière avec lesquels je suis aux prises en ce moment, que me verrait-on faire ? ».
- Enfin, établissez votre nouveau projet professionnel en définissant votre feuille de route. Cela représente l’aboutissement de votre réflexion. Il est alors question de mettre en place un plan d’action réaliste et très concret qui vous permet de vous fixer des buts et de les atteindre de manière progressive.
Pour terminer, le confinement et les autres conséquences engendrés par la pandémie de coronavirus entraineront des réflexions profondes sur nos vies, notre vie professionnelle en particulier. Ces réflexions aboutiront pour certains à une reconversion professionnelle. En effet, ce sera l’occasion pour certaines personnes de se découvrir des talents, des forces et d’envisager, avec l’aide d’un professionnel, de changer de métier.
Coronavirus et télétravail : l’occasion de faire le point sur une pratique en devenir ?
Le contexte actuel de crise sanitaire mondiale nous incite à modifier, au moins temporairement, notre manière de travailler et notre rapport à cette dernière. Les gouvernements prônent des pratiques de travail « à distance » afin de limiter la propagation de la pandémie de Coronavirus : voilà donc le télétravail qui fait son retour. À ce titre, le journal Les échos parle même de « révolution » des usages. De son côté, Radio Canada se demande si le Canada « pourrait fonctionner en mode télétravail ». Pourtant, une telle pratique n’est pas nouvelle.
L’histoire du télétravail
La pratique du télétravail date du milieu des années 1990. Après une belle envolée, son utilisation est demeurée largement minoritaire. À cet égard, elle semble être encore assez marginale. En effet, le Québec compte actuellement de 5 à 8 % de télétravailleurs, ce qui en ferait tout de même l’un des taux les plus élevés dans le monde d’après Jocelyne Parisella. Par ailleurs, selon Statistique Canada, en 2008, ce sont surtout et principalement les travailleurs autonomes qui en font le plus largement usage (60 %).
Aujourd’hui, l’actualité semble vouloir accélérer cette pratique. En France par exemple, le gouvernement annonce vouloir inciter au télétravail pour tous, comme le souligne Philippe Escande dans le journal Le monde : « En théorie, le télétravail apporte flexibilité et liberté au salarié, il est plus écologique, en abolissant les déplacements, et colle au désir d’autonomie de générations converties aux réseaux sociaux de masse. On peut donc imaginer une vraie rupture dans la transformation du travail ».
Les impacts du télétravail
Le développement du télétravail induit un changement de représentation du travail. Ainsi que le souligne la sociologue Alexandra Bidet (2016), la conception du travail a évolué : « Avant, travailler c’était être présent de telle heure à telle heure sur des lieux dédiés. À l’opposé, il y a l’idée que peu importe le temps de présence, seul compte le résultat. Ça peut être une chance pour ceux qui préfèrent travailler de chez eux. Mais la question de l’expérience vécue du travail demeure la même : comment les employés vont-ils considérer qu’ils produisent effectivement quelque chose ? »
Ainsi, certains « effets pervers » semblent s’associer à une telle pratique.
En plus d’une perte de repères et de sens, on pourrait penser à une forme d’isolement induisant une distanciation des relations, avec le risque d’une désocialisation des rapports humains, mais aussi le risque d’une confusion accrue des limites entre le travail et la vie privée.
Au-delà des avantages et des inconvénients qui existent à recourir au télétravail et selon la revue systématique sur les effets du télétravail chez les gestionnaires, il existe un niveau de preuve modéré permettant d’affirmer que le télétravail améliore la satisfaction au travail. De plus, des niveaux de preuve faibles permettent d’affirmer que le télétravail améliore la performance au travail et le sentiment d’autonomie.
L’avenir du télétravail
Dans le contexte actuel de crainte et d’inquiétude face au Coronavirus, la question qui demeure n’est-elle finalement pas de savoir si nous souhaiterons retourner sagement au bureau quand l’orage pandémique sera derrière nous ?
Références
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/les-bienfaits-dune-epidemie-1185850
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1662843/coronavirus-teletravail-gouvernement-canadien
http://www.portailrh.org/effectif/fiche.aspx?p=559349
Oreka : des ateliers pour retrouver l’équilibre au travail
Oreka, c’est le nom donné à une toute nouvelle série d’ateliers de groupe élaborés par le GRIPA (Groupe de recherche et d’intervention sur la présence attentive) et offerts à l’Université du Québec à Montréal et qui sont destinés aux individus qui ont l’impression de se trouver dans une impasse, que ce soit face à leur recherche d’emploi, à l’égard de l’emploi qu’ils occupent actuellement ou vis-à-vis de leurs études.
Le but de ces ateliers est de vous aider à développer un rapport différent à la situation difficile que vous vivez et à construire un projet professionnel unique, stimulant et mobilisant. Ces ateliers aident les personnes à s’engager plus sereinement dans leur projet de réorientation de carrière.
Pour en connaître davantage sur ces ateliers ou pour vous y inscrire, nous vous invitons à vous rendre à l’adresse suivante : oreka.uqam.ca
Sortir de l’illusion du contrôle pour redonner du sens à notre vie professionnelle
Donner du sens à une réorientation de carrière
Alors que le désir de contrôle du résultat de nos actions semble être un besoin fondamental (Dubois, 1987) dans la mesure ou il nous contribue à nous permettre de donner un sens à notre vie, une littérature foisonnante témoigne de notre volonté quasi absolue à vouloir ainsi contrôler et gérer le monde qui nous entoure (Giddens, 1991).
L’importance du sentiment de contrôle sur sa vie
En fait, il semble être autant question du besoin de contrôle effectif que du sentiment de contrôle (Dubois, 1987), Wallston et al., (1989) précisant qu’il est tout aussi important de se savoir capable de trouver les réponses adaptées pour contrôler une situation (par exemple lors de difficultés relationnelles au travail) que d’avoir à y recourir réellement. Il est alors question du « contrôle perçu » (Lazarus et Folkman, 1987), lequel renvoie à la croyance que grâce à nos capacités et nos actions, il est possible de définir notre propre comportement, d’influencer son environnement et cela de manière à provoquer le résultat attendu (Rascle et Irachabal, 2001). Waouh, de vrais « super pouvoirs » en somme !
Bien que le contrôle perçu apparaît avoir une influence positive sur la vision que les individus entretiennent à l’égard de leur vie (Heo, Pressler et al., 2015) et sur les efforts qu’ils sont prêts à consentir pour faire face à des difficultés et à résoudre des problèmes, par exemple sur le plan professionnel (Glavin et Schieman, 2014), à l’inverse, il apparaît clairement que le fait de se savoir incapable de contrôler le résultat de ses actions ou de croire en la possibilité d’y parvenir, mène à vivre de l’anxiété, de la détresse psychologique et à développer des problèmes de santé psychologique (Overmier et Seligman, 1967; Courty, Bouisson et Compagnone, 2004).
Face à des difficultés professionnelles, la perte ou la privation de contrôle qui peut être ressentie, s’accompagner bien souvent d’un sentiment d’impuissance et de désespoir (Lhuillier, 2006; Peterson, Maier et Seligman, 1993). Ce état entrave grandement la disposition d’une personne à effectuer sereinement une réorientation de carrière.
Dans un tel contexte et cherchant instinctivement à nous tenir alors le plus loin possible de tels ressentis, nous tentons avant tout de restaurer notre besoin de contrôle (Dubois, 1987).
Pour y parvenir, nous sommes alors tentés de surévaluer nos possibilités de maîtrise sur notre environnement, refusant en particulier d’admettre que des facteurs qui nous apparaissent comme incontrôlables puissent expliquer ce qui nous arrive dans notre vie professionnelle (Dubois et Leyens 1994). À ce titre, plusieurs auteurs soulignent d’ailleurs que nous entretenons une forme d’illusion (Langer, 1975) quant au pouvoir, exagéré, que nous imaginons avoir sur notre environnement, mais aussi sur les comportements que nous adoptons pour maîtriser à nouveau le résultat de nos actions (Dubois, 1987).
Cette tentation à nous surestimer ainsi ne s’arrête pas là puisqu’il semble que nous l’élargissions aussi à nos propres ressentis intérieurs (nos pensées et émotions pénibles) que nous sommes susceptibles de vivre sous l’impulsion de nos difficultés professionnelles.
Pourtant, de nombreuses études soulignent en quoi les tentatives de contrôle des pensées et des émotions s’avèrent être à la fois inefficaces (Wenzlaff, Werner et Roper, 1988), et contre-productives pour l’individu (Borton, Markowitz et Dieterich, 2005).
À cet égard, il est question d’effet paradoxal du contrôle des pensées et des émotions et de son impact négatif sur le plan psychologique (Wilson et Murrell, 2004) : plus les tentatives de suppression de celles-ci sont nombreuses, plus leur fréquence d’apparition et leur intensité risquent d’augmenter (Monestès, Villatte et Loas, 2009 ).
Dans ce contexte, il y aurait peut-être lieu, lorsque nous ressentons une certaine douleur psychologique associée à nos difficultés professionnelles, de prendre d’abord conscience de l’existence puis de l’inefficacité de nos tentatives pour le contrôle de nos pensées et de nos émotions et l’impact de ces dernières sur notre capacité à pouvoir résoudre nos problèmes.
Pour y parvenir, il est d’abord question d’apprendre à adopter une position d’acceptation, qui ne consiste non pas en en attitude passive et de résignation telle que ce mot pourrait le laisser entendre, mais bien davantage comme une position d’ouverture qui se veut bienveillante et non jugeante (Hayes, Strosahl et Wilson 2012) à l’égard de tout ce que nous vivons et ressentons et sans chercher à lutter, contrôler, combattre, fuir ou éviter (Neveu, Dionne, 2009).
Peut-être le fait « d’accepter plutôt que lutter, d’observer avec distance plutôt que croire nos pensées difficiles est plus efficace que de tenter de s’en débarrasser » (Monestès, Villatte, 2011, p.2) pour nous aider à nous approcher davantage d’une vie professionnelle riche et pleine de sens.
